1 février 2011
Ils vivent dans les rues avec leurs chiens ou se terrent dans des squats. Pas toujours facile d'engager le dialogue avec ces jeunes. Il faut gagner leur confiance. Dans le Finistère, au sein de Dom Bosco et de la fondation Massé-Trévidy, plusieurs équipes d'éducateurs de rue s'efforcent, depuis la fin des années 1970, d'entrer en contact avec ces jeunes en errance. Hier, avec d'autres professionnels de la prévention spécialisée et des travailleurs sociaux, ils ont assisté à une conférence donnée par Thierry Goguel D'allondans.
Une place pour les jeunes dans la ville
Anthropologue du travail social, l'intervenant a évoqué les rites de passage dans les groupes humains ainsi que les conduites à risques. «Notre travail est très souterrain, relate Robert Tanguy, directeur de la prévention spécialisée. Le conseil général nous a confié cette mission de créer des structures pour aller à la rencontre des jeunes». À Brest, six équipes réunissent 18 professionnels. À Quimper, ils sont douze, répartis en quatre équipes, qui se rendent dans les quartiers et sur le territoire de l'agglomération. «Ce qui nous importe, c'est la question de la place des jeunes dans la ville et les espaces publics, qui doit être réelle. Nous préférons que les jeunes soient visibles, plutôt qu'invisibles. Qu'ils soient sous le regard des adultes. Mais un rassemblement de jeunes, ça fait peur. Ça crée une nuisance. Il faut engager une réflexion», remarque Robert Tanguy.

25 mai 2012 à 14h35 - 7 réaction(s)
25 mai 2012
25 mai 2012