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Finistère

Plan campus. La Bretagne à nouveau candidate

6 juin 2008

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L'Université européenne de Bretagne ne renonce pas au plan Campus. Après l'échec du premier tour, elle va redéposer un dossier. « Il s'agit d'un enjeu d'aménagement du territoire », estime son président, Bertrand Fortin. Sur les dix projets qui bénéficieront des cinq milliards promis pour rénover les campus universitaires, il en reste quatre à choisir. Très déçues de ne pas avoir été retenues parmi les six premiers lauréats, les universités bretonnes, regroupées au sein de l'Université européenne de Bretagne (UEB), tenteront à nouveau leur chance lors de la deuxième session du plan Campus. Elles n'entendent pas se satisfaire de « l'accompagnement particulier » promis par la ministre en guise de lot de consolation.

Dossier revu

« On y croit toujours. Si j'estimais que nous n'avions pas de chance, on renoncerait », souligne Bertrand Fortin, président de l'UEB. Les chances de la Bretagne paraissent pourtant plutôt minces. D'abord, parce que l'UEB ne fait pas partie des sept projets considérés « à fort potentiel » encore en course et qu'elle va, en plus, se retrouver en concurrence avec les universités parisiennes. Pour mettre toutes ses chances de son côté, l'UEB va retravailler son dossier. Notamment dans son volet immobilier. « Nous devons être plus précis sur les objectifs matériels et mieux expliquer ce que l'on veut faire à Rennes et à Brest. Il faut mettre du relief dans tout ça ». Mais pas question pour l'UEB de revenir sur la dimension régionale du projet, ni sur ce qui en est la colonne vertébrale, à savoir le numérique. Deux logiques semblent s'opposer dans cette affaire. La première, qui consiste à mettre les meilleurs étudiants sur quelques campus et à les spécialiser. Et la seconde - celle que défend l'UEB -, qui veut faire travailler les étudiants et faire coopérer les chercheurs sans qu'ils soient forcément sur un même lieu. « Grâce au numérique, on peut créer des communautés où les distances n'existent plus », fait valoir Bertrand Fortin.

Verdict le 11 juillet

Cette démarche, que la ministre, elle-même, a qualifiée d'innovante et de créative, finira-t-elle par convaincre le comité de sélection ? C'est tout l'espoir de l'UEB qui mise aussi sur la prise en compte de la dimension aménagement du territoire. « L'Ouest n'a rien pour l'instant. On ne peut pas ne pas être parmi les 12 ou 13 grands sites universitaires français ». Le verdict sera rendu le 11 juillet. D'ici là, l'UEB entend faire monter la pression par quelques actions de lobbying. L'enjeu n'est pas mince. Outre la place de l'UEB dans le paysage universitaire français, il y a quand même quelque 80 millions d'euros à la clé.

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