29 août 2009 - 2 réactions
En vue des régionales, le Parti breton invite l'UDB (Union démocratique bretonne) à faire alliance et à renoncer à ses accords avec les «partis hexagonaux». L'UDB refuse catégoriquement. Porte-parole du Parti breton et élu municipal à Redon (35), ÉmileGranville affirme que «les partis français présents en Bretagne ne répondront jamais à la nécessité d'avoir un point de vue politique totalement libéré du centralisme parisien». Aussi, dans une lettre ouverte, s'attache-t-il à démontrer qu'entre le Parti breton et l'Union démocratique bretonne (UDB), il y a tant de «points de convergence» qu'il semble logique qu'ils passent un accord en vue de «constituer une force bretonne démocratique ouverte et réformatrice» capable de compter aux régionales de 2010.
«Nous devons nous rassembler»
Émile Granville écrit: «La société nouvelle que nous voulons en Bretagne - conviviale, dynamique, équitable, durable - fait que nous devons nous rassembler...». Porte-parole de l'UDB et élue régionale, Mona Bras n'est pas du tout d'accord. «Le Parti breton a besoin d'exister et il est tout à fait légitime, au nom de la démocratie, que l'offre politique soit diversifiée en Bretagne. Elle va de l'extrême droite avec Emsav, à l'extrême gauche avec Emgann. Depuis 45ans, l'UDB est un parti de gauche. Quant à la droite bretonne, dont le Parti breton, elle a bien du mal à émerger. De toute façon, on le voit sur la cartographie de la Bretagne à cinq départements, quelles que soient les élections, la Bretagne est un bastion de gauche».
«Pas d'alliance contre nature»
Quand le Parti breton lui reproche ses alliances avec les Verts ou le PS, Mona Bras rappelle que pour obtenir des élus municipaux - dont son porte-parole - «le Parti breton a passé des accords électoraux avec les partis hexagonaux de droite». Quand Émile Granville parle de développement durable, MonaBras lui répond:«Quel parti n'a pas son petit programme de développement durable aujourd'hui? En revanche, il y a un développement durable de gauche et un développement durable de droite. Dans le Grenelle de l'environnement, on place le nucléaire dans les énergies renouvelables!». Conclusion: «Pas question d'une alliance contre-nature», commente Mona Bras.
