6 novembre 2009
Claude Morfoisse, 72 ans, père de Thierry Morfoisse.
«On ne se faisait pas d'illusions. On savait bien que les autorités chercheraient à classer l'affaire. Quand on avait rencontré le procureur, on avait bien senti quelles seraient les conclusions et que, de toute façon, ça ne pouvait pas être les algues vertes. Contre ces gens-là, on est démuni. S'entendre dire que mon fils est mort d'un infarctus parce qu'il fumait comme un dragon, c'est trop facile. Je n'admets pas ça! À ce train-là, il y en aurait des morts sur la route! Thierry était régulièrement suivi par la médecine du travail. Pour exercer son métier de chauffeur de poids lourd, il passait des visites. S'il avait été malade, il n'aurait jamais eu le droit de prendre son camion. Maintenant que voulez-vous qu'on fasse? On se sent pris à la gorge. Mais on va en discuter avec ma petite-fille. Et si elle entend donner suite, eh bien, on l'aidera».
Carolanne Morfoisse, 21ans, fille de Thierry Morfoisse.
«C'était évident que ça serait ça. C'est des conneries de dire que mon père était un gros fumeur! Il ne fumait pas dans la maison. Et sa compagne, elle, ne fumait pas du tout. Il n'allait jamais chez le docteur! Tout ça reste ambigu: pourquoi a-t-il fait son malaise à ce moment-là? Et puis, pourquoi a-t-on trouvé de l'hydrogène sulfuré dans son sang? Je n'ai pas les moyens de poursuivre en justice: j'ai une petite fille et je n'ai pas d'emploi. Mais je compte bien demander les résultats des analyses».
Pluguffan. Doyen. 94e bougie pour Jean-Marie Vigouroux