6 août 2011
Navire de pêche en acier, long de 36 mètres, le Marco, immatriculé à Oostende, en Belgique, effectuait son transit retour vers Zeebrugge, son port d'attache. Dans la nuit de jeudi à vendredi, alors qu'il croisait à trois milles à l'ouest de l'Ile de Sein, le chalutier a talonné une roche. À 1h10, le capitaine a repéré une importante voie d'eau à bord et a immédiatement envoyé un message de détresse par radioVHF.
D'importants moyens
Un important dispositif a alors été mis en place. Sur zone, le CrossCorsen a dépêché le canot tout temps Ville de Paris de la SNSM de l'île de Sein, l'hélicoptèreEC225 de la Marine nationale, le bâtiment de soutien, d'assistance et de dépollution (BSAD) Argonaute, le remorqueur Abeille Bourbon et le canot tout temps AmiralAmmand'Audierne ainsi que le bâtiment-base des plongeurs-démineurs (BBPD) Styx. Deux navires de pêche belges, qui se trouvaient à proximité, ont également répondu à l'appel de détresse et se sont déroutés.
L'épave localisée à 53mètres de fond
Ensuite, tout s'est très vite enchaîné. Vers 2h, tous les membres d'équipage ont évacué le chalutier. Quarante minutes plus tard, les bénévoles de la SNSM les déposaient sur l'île de Sein en attendant l'arrivée de l'hélicoptère de la Marine nationale qui les a pris en charge et évacués sur Brest où ils sont arrivés vers 4h40. Sains et saufs, mais très choqués, ils ont été entendus par les gendarmes maritimes chargés de l'enquête. À 9h30, ils ont pu prendre le train à Brest afin de regagner leurs domiciles. Le navire, lui, a coulé alors que les secours étaient encore sur place. Hier, les plongeurs l'avaient localisé à 53 mètres de fond à marée haute. Des traces d'irisation et une forte odeur de gazole ayant été repérées sur place, l'Argonaute et le chasseur de mines Céphée sont restés sur zone. Le gazole étant très volatil, la légère nappe qui s'est échappée du réservoir (qui contient 25.000 tonnes) s'est vite évaporée.
Une pollution minime
Pour accélérer le processus, l'Argonaute a effectué un brassage mécanique avec ses hélices. Dans l'après-midi, des plongeurs ont identifié cinq évents, «dont trois perlant légèrement» selon la préfecture maritime. Vers 20h, des plongeurs devaient assurer leur étanchéité en posant de gros sacs en plastique et des colliers de serrage. Une nouvelle plongée est programmée aujourd'hui afin de contrôler l'efficacité de cette mesure d'urgence. En attendant, une mise en demeure a été adressée à l'armateur afin qu'il prenne toutes les dispositions nécessaires pour faire cesser cette pollution, aussi minime soit elle.

25 mai 2012 à 14h35 - 7 réaction(s)