1 avril 2009 - 1 réactions
Des routes, on en fait de moins en moins. La densité du réseau ne justifie plus la multiplication des chantiers et les préoccupations environnementales constituent un frein supplémentaire. Dans ce contexte, le nouveau tronçon entre Lesneven et la voie express Brest-Morlaix sera le prochain gros chantier du département, maintenant que le contournement nord-ouest de Quimper est achevé et que le projet de grande rocade nord de Brest est abandonné. Il sera de moindre ampleur que dans les projections initiales, en raison, notamment, des emprises foncières qu'il nécessiterait.
12.300 véhicules/jour
Ce nouveau tronçon, intégrant la déviation de Ploudaniel, couvrira une quinzaine de kilomètres mais le conseil général du Finistère, maître d'ouvrage, ne fixera les contours du projet qu'à l'issue de la vaste concertation qui s'ouvre avec la population et les utilisateurs de cette route. C'est l'une des plus accidentogènes du département car elle est étroite et sinueuse, avec une densité de trafic (12.300véhicules/jour en cumulé) où se mêlent voitures et poids lourds mais également des tracteurs, puisqu'on est en zone agricole. Les transports en commun Lesneven-Brest évitent d'ailleurs cet axe encombré: ils passent par Plabennec et le succès de cette ligne est tel qu'elle est aujourd'hui la plus fréquentée du département. «On est passé, en quelques années, de 60.000 à 160.000 passagers par an, indique Chantal Simon-Guillou, vice-présidente du conseil général. Nous allons d'ailleurs monter la fréquence à 20 allers-retours chaque jour, au lieu de 17 actuellement, et cette ligne sera directement connectée au futur tramway de Brest».
Des zones humides
La démarche de concertation qui est lancée devra définir le gabarit de cette route. Faut-il aller jusqu'à 2 X 2 voies ou opter pour une trois-voies à alternance de circulation, avec protection centrale? La concertation va également englober de multiples préoccupations environnementales puisqu'on traverse des zones humides à la fonction écologique majeure. Trois tracés possibles sont proposés dans certains secteurs pour la préservation de l'environnement, la protection de la faune (la route actuelle est traversée par des chevreuils) mais aussi, bien entendu, pour réduire les nuisances occasionnées aux riverains. La charte de la chambre d'agriculture, dont le conseil général est signataire, constituera également un élément de base de cette vaste concertation, préalable à la réalisation de ce futur tronçon. Au mieux, vers 2015.

25 mai 2012 à 14h35 - 7 réaction(s)
25 mai 2012
25 mai 2012