17 mai 2012 - 1 réactions
Le Parti Pirate, a été créé en 2006, en Suède, par Rick Falkvinge, un programmateur en informatique suédois. Ce dernier militait pour un partage du savoir et de la culture sans frontières, sans droits et sans licence sur le net. Depuis, le vaisseau pirate a fait de belles vagues sur l'océan politique international, hissant son pavillon dans une trentaine de pays. Il a fait élire deux eurodéputés à Bruxelles et a fait une entrée fracassante en Allemagne en remportant une vingtaine de sièges aux élections régionales, à Berlin et en Rhénanie du Nord- Westphalie. En France, le PP a investi plus d'une centaine de candidats aux prochaines législatives. En Bretagne, ils sont deux: Marie-Cécile Jacq dans la circonscription Landerneau-Landivisiau et Basile Poquillon, un jeune étudiant en mathématiques, à Vannes. Ces derniers mois, la ligne politique, qui s'adressait à l'origine à des geeks bien informés, s'est élargie. Les grands thèmes sont les suivants: légalisation du partage sur internet, lutte contre le fichage abusif, indépendance de la justice, transparence de la vie politique et ouverture des données publiques. La plupart des candidats aux législatives sont âgés d'une vingtaine d'années. Comme Marie-Cécile Jacq, 25 ans, de Guipavas, chef de projet multimédia dans le jeu vidéo. «Je n'avais jamais milité dans un parti auparavant. J'espère que plusieurs d'entre nous seront représentés à l'Assemblée. Car aucun parti traditionnel ne s'empare des thèmes que nous portons. Pourtant, ils touchent vraiment le quotidien des gens. Je pense au fichage abusif, aux données privées qui circulent sur les réseaux sociaux gratuits et qui sont revendues. Mais aussi à la lutte contre les brevets sur le vivant, comme Monsanto qui veut breveter l'ADN des porcs».
Une campagne à zéro euro
Même raisonnement pour BasilePoquillon, un étudiant âgé d'une vingtaine d'années. «Avant, j'étais simple sympathisant. Le Parti Pirate proposant une campagne à 0 euro, je me suis engagé». En effet, le PP, après avoir décortiqué le code électoral, en a tiré une mouture financièrement indolore pour ses candidats. Chaque électeur étant invité, par exemple, à imprimer lui-même son bulletin de vote. Les détracteurs du PP ont mis en avant son infiltration par l'extrême droite ou encore son laxisme en matière de contrôle des sites dangereux, comme les sites pédophiles. Arguments que balaient les candidats. «Il est normal qu'un juge soit saisi dans une affaire de site dangereux. Et qu'une adresse IP lui soit communiquée pour ses investigations», conclut Marie-Cécile Jacq.
22 mai 2013