12 août 2008
Début août, plusieurs organisations brestoises avaient alerté l'opinion sur le cas d'un citoyen guinéen, âgé de 36 ans, Salimo Joko, aujourd'hui gravement malade, selon ses proches. Arrivé en France en 1997, il avait ensuite rejoint la pointe de la Bretagne où demeure l'un de ses cousins. Ces derniers mois, il avait obtenu un document attestant d'une demande de titre de séjour, valable jusqu'en octobre 2009. Pourtant, fin juin, Salimo Joko a été interpellé à la sortie de l'usine Gad, à Lampaul-Guimiliau, où il travaillait. Placé en garde à vue à Brest, il a ensuite été consigné au centre de rétention de Rennes. Ayant refusé son expulsion, il a été condamné le 28 juillet à quinze jours de prison ferme. Ses amis ne sont pas restés inactifs pendant ce temps. Son avocate a ainsi déposé, vendredi dernier, une demande de titre de séjour provisoire, pour raison de santé, à la préfecture du Finistère, à Quimper. Hier, le comité de soutien a appris que, durant le week-end, M. Joko avait été transféré au centre de rétention de Rouen. Il a ensuite été transféré à Lisbonne (Portugal) et placé dans un avion vers la Guinée-Bissau, où il a débarqué dans la soirée. Ses amis craignent qu'il ne subisse « des représailles militaires » sur place.
