23 janvier 2009
«Je peux vous annoncer que d'ici fin mai, une nouvelle version informatique du système de reconnaissance des adresses résoudra la totalité des cas spécifiques restant encore à traiter». Dans un courrier adressé, hier, à Jean-Yves Le Drian, président de la Région Bretagne, le président de La Poste, Jean-Paul Bailly, se montre rassurant sur la question des adresses postales à consonance bretonne, qui suscite le débat depuis plusieurs jours. Un débat provoqué par les déclarations d'Yves Amiard, le directeur du courrier Ouest Bretagne (Le Télégramme du 18janvier) qui avait indiqué que les apostrophes présentes dans de nombreux mots de la langue bretonne gênaient le système de lecture optique des nouvelles techniques de tri automatique. Une déclaration qui avait suscité un tollé chez les défenseurs du breton. «Je vous demande que les courriers à la toponymie bretonne soient traités de la même manière que tous les autres courriers», avait alors écrit Jean-Yves LeDrian à Jean-Paul Bailly.
Une adresse bien libellée avant tout
Pour ce dernier, «l'enjeu, aujourd'hui, pour améliorer encore la distribution du courrier, tient dans le travail réalisé en concertation avec les élus locaux pour que toutes les voies, hameaux et lieux-dits portent un nom, que ce nom soit breton ou français. C'était tout le sens des propos tenus (...) par Yves Amiard (...) qui souhaitait avant tout sensibiliser les élus et nos clients sur le sens d'une adresse postale bien libellée». Dans le courrier adressé à Jean-Yves Le Drian, et rendu public par le service communication de la Poste, Jean-Paul Bailly reconnaît que «jusqu'à une époque récente, le système de lecture rencontrait des difficultés pour interpréter certains signes de ponctuation ou les spécificités de certains mots bretons. Dans ce cas, le traitement du courrier est simplement manuel, mais sans aucune dégradation de qualité. (...) En aucune façon LaPoste ne privilégie le français pour le libellé des adresses».

25 mai 2012 à 14h35 - 7 réaction(s)
25 mai 2012
25 mai 2012