28 septembre 2009 - 3 réactions
Il sera bientôt désigné candidat socialiste à sa propre succession à la tête de la Région Bretagne. Jean-Yves LeDrian a comme lancé la campagne, hier, à Scaër.
«La bataille sera difficile, contre la droite et pour la Bretagne. La droite veut confisquer le contre-pouvoir des régions». Jean-Yves LeDrian a souligné qu'il «faudra se battre», hier à Scaër, lors de la traditionnelle Fête de la Rose de la huitième circonscription. Il en était l'invité d'honneur cette année. Il a invité, lui aussi, les autres forces de gauche, «tous ceux qui veulent travailler avec nous», à le rejoindre.
«Breizh storming»
Le président de la région a appelé à un «Breizh storming», une «élaboration collective, préparer un projet pour la Bretagne avec les Bretons, grâce à des rencontres» avec les citoyens, les acteurs de terrain. «Je suis le seul candidat», a-t-il rappelé, concernant la désignation du candidat socialiste aux prochaines régionales, «mais il faut se mobiliser pour donner un signe fort à la droite ainsi qu'à nos partenaires actuels et futurs».
«À bras-le-corps»
Jean-Yves LeDrian, venu en voisin de Lorient, a parlé aux quelque 250 personnes présentes sous le soleil, de trois autres sujets. «La bataille du lait doit être prise à bras-le-corps par toute la Bretagne et toute la gauche», a-t-il lancé. Il a critiqué la passivité du gouvernement français sur ces questions durant sa présidence de l'Europe. «Il faut valoriser une diversité de production agricole. Régulons! Sinon, c'est un mode de vie qui sera remis en cause». Concernant les algues vertes, un autre problème à «prendre à bras-le-corps», il a affirmé que «c'est une affaire bretonne, de toute la Bretagne, son image, son mode de développement. Il faut exiger l'affichage de la réalité. Assumons! Il n'y a rien de pire que de se cacher. Il faut élaborer un plan partagé par les acteurs. Il faut zéro nitrate, sinon, cela ne marche pas! La région doit appuyer le préventif, dans la concertation. Pas d'anathème, ni de guerre civile, mais une détermination».
«Sécuriser les parcours professionnels»
Enfin, il a parlé des atouts technologiques de la Bretagne pour l'après crise, avec la voiture électrique Bolloré, à Quimper, l'internet du futur qui se développe à Rennes, l'éolien offshore flottant à Brest. «Mais il faut aussi réfléchir à une économie de transition, avant que tout cela donne des effets», citant la situation des personnes au chômage ou en passe de l'être, qui ne sauraient attendre des années. «Il faut sécuriser les parcours professionnels, leur localisation et ne donner de l'argent public que s'il y a des garanties de ce point de vue».
