8 juin 2010
«Ce n'est pas aux collectivités locales de financer les réseaux». Lors d'une conférence de presse, hier à Quimper, Sud-PTT a dénoncé l'accord passé pour six ans entre le conseil général du Finistère et la société Axione (filiale de Bouygues) pour la mise en place d'un réseau Wimax afin de permettre à 40.000Finistériens situés en zones blanches d'être raccordés à l'internet haut-débit.
«Les opérateurs doivent financer...»
Regrettant que «France Telecom se désengage d'investir pour les populations rurales», le syndicat critique le choix fait par le département de créer un nouveau réseau. «Cela va coûter aux contribuables 11MEUR en investissement et 7,2MEUR en exploitation et maintenance pour un réseau en doublon, à l'heure où les finances publiques sont serrées. Ce choix se fait aussi au détriment des autres budgets du conseil général. Celui des routes et transport baisse de 20%», a commenté Jacques Péron, délégué du personnel de l'Unité d'intervention Bretagne (UIB). Pour Sud, «c'est aux opérateurs de financer les réseaux».
Wimax, «technologie dépassée...»
Le syndicat critique également le choix de la technologie retenue, le Wimax (hertzien). «Cette technologie trouve vite ses limites en matière de débit et sera sans doute dépasséedans quelque temps. Elle interroge sur les conséquences pour la santé», estime Monique Le Borgne, déléguée des centres d'appel. Pour Sud, le choix aurait dû porter sur la technologie NRA-ZO, une technologie filaire et fibre optique qui consiste à augmenter le nombre de «noeuds de raccordement d'abonnés» sur le réseau existant «comme le fait le Morbihan». Sur le fond, SUD PTT demande au législateur d'intégrer l'ADSL dans le service public universel, «ce qui obligerait France Telecom à investir dans l'infrastructure des zones d'ombre» précise Pierrick Le Brignonen, délégué syndical.

25 mai 2012 à 14h35 - 7 réaction(s)
25 mai 2012
25 mai 2012