12 octobre 2009
L'Ordre des médecins du Finistère a reçu près de 100 candidatures de volontaires prêts à encadrer la campagne de vaccination contre la grippeA.
«Dès la mi-août, nous avons informé les 3.500 médecins du Finistère, libéraux et hospitaliers, sur la grippe A par un courrier», dit le DrFrançois Simon, président de l'Ordre des médecins du Finistère et conseiller national. Les lieux d'approvisionnement en masques étaient précisés avec quelques conseils d'organisation:créneaux horaires spécifiques pour accueillir les grippés, masques à disposition dans les salles d'attente. Un appel était aussi lancé aux volontaires prêts à participer à la régulation médicale téléphonique au centre 15 du Samu, si la pandémie venait à se développer. «Dans un second temps, nous avons adressé un courrier au début de ce mois à 1.300 médecins généralistes, remplaçants, récents retraités et jeunes étudiants titulaires d'une licence de remplacement, afin de les solliciter pour participer à la campagne de vaccination contre la grippeA, organisée par la préfecture». En fin de semaine dernière, 96volontaires avaient déjà répondu favorablement à l'Ordre. Ils seront affectés sur les différents sites de vaccination répartis dans le département, pas pour piquer, mais pour une consultation d'avant vaccination.
Trop peu de soignants vaccinés
«Pour assurer cette campagne de vaccination, il ne faut pas dégarnir les services sur le terrain. J'espère aussi que les soignants seront nombreux à se faire vacciner. La France se distingue, hélas, par un taux de 30 à 40% de soignants vaccinés seulement pour la grippe saisonnière. Ce n'est pas suffisant. On ne se vaccine pas pour soi, mais pour éviter de transmettre le virus à nos malades qui sont vulnérables». Lui-même vacciné tous les ans, le DrSimon garde en mémoire le souvenir de la dernière pandémie de grippe, au début de sa carrière de médecin généraliste.
Cent morts en 1970 à l'hôpital de Brest
«Entre décembre1969 et janvier1970, il y a eu quatre à cinqsemaines où la vie sociale a été fortement désorganisée. On évoquait écoles fermées et services de sécurité sociale désertés. Mais on ne parlait pas des décès. Ce n'est que plus tard, lors d'un congrès de pneumologie, en 1971, que j'ai appris qu'il y avait eu, à cette époque, cent morts dus à la grippe dans le service de pneumologie du Pr Kerbrat, à l'hôpital». L'expérience a conduit, dans les années 70 et 80, à la mise en place des campagnes de vaccination pour les plus fragiles. «Une campagne vraiment efficace doit toucher 70 à 80% de la population. La grippe peut aussi faire mourir des personnes sans facteurs de risque par syndrome de détresse respiratoire aiguë. La vaccination est aussi là pour éviter des drames. Si un membre de la famille ramène la grippe à la maison, contamine et voit mourir un proche, c'est terrible. Les phénomènes de défiance à l'égard des nouveaux vaccins sont fréquents. On oublie que des maladies mortelles comme la variole, le tétanos, la polio ou la diphtérie ont été maîtrisées, voire éradiquées, grâce aux vaccins».
Vannes ville. Grippe A.23,5% de l'effectif du personnel hospitalier vaccinés
Saint-Brieuc ville. Santé
Brest ville. Grippe A. Un seul membre du personnel vacciné hier au CHU