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Finistère

Grippe A. Les CPAM bretonnes attendent la vague [Video]

20 novembre 2009

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Avec la grippe A, les caisses primaires d'assurance-maladie (CPAM) s'attendent à faire face à une déferlante de dossiers de remboursements. Dans les Côtes-d'Armor, ça commence déjà à bouger.

«Sur la première quinzaine du mois, comparée à la même période l'an dernier, on a traité 15% de feuilles de soins et de dossiers de remboursement en plus», avance-t-on au siège de la CPAM 22, à Saint-Brieuc. On le voit la grippe A, aidée par d'autres virus de saison fait monter la température dans les services. Bizarrement, on n'assiste pas à une augmentation significative des arrêts de travail. Une raison à cela: le virus touche surtout des enfants et des ados qui ne sont pas en âge de travailler. Pourtant, dans cette caisse, on reste sur ses gardes. Car les prévisions font état de 2.000dossiers quotidiens d'arrêts de travail à traiter. Contre 350 à 400habituellement.

Pas de télétravail: trop compliqué

Pour absorber ce surplus de travail, il faudra des équipes en bonne santé. Aussi, pour éviter que la contagion ne gagne les 460 agents au bureau, AndréPerros, le directeur, prévoit de dissuader les assurés sociaux de se présenter physiquement aux guichets. «Nous avons prévu de privilégier au maximum le téléphone et internet. Le courrier papier peut aussi devenir un vecteur de transmission du virus», soutient-il. La piste du télétravail a été évoquée puis abandonnée. Trop compliquée pour des raisons de compatibilité des outilsinformatiques.

Vaccination: 89.299 bons dans le Finistère

À Vannes, la caisse du Morbihan estime que la grippe A n'a pas eu d'incidences sur le traitement des feuilles de remboursement. À la caisse de Quimper, où plus de 31.000 feuilles de remboursement sont traitées quotidiennement par 340 agents, on n'assiste pas encore à une «augmentation significative» du nombre d'actes médicaux. «Nous restons vigilants, car les choses peuvent aller très vite», précise Jacques Cornec, du service communication. En revanche, les services ont redoublé d'efforts pour que les 89.299 bons de vaccination destinés aux allocataires finistériens, via un serveur national, soient expédiés dans les temps. La caisse admet que certaines personnes prioritaires ont été oubliées par le système. Des priorités ont été définies pour faire face à un fort impact de la grippe A sur l'activité. «Nous axerons notre action sur le paiement des indemnités journalières, des aides et des pensions». Ici, comme partout ailleurs, le personnel sera susceptible d'être atteint par le virus. Pour l'instant, la direction ne prévoit pas de faire appel à de la main-d'oeuvre extérieure.

  • Didier Déniel
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