Finistère. Les patrons veulent une centrale électrique à gaz
Les dirigeants d'entreprises finistériennes enfoncent le clou: ils veulent une centrale électrique. Sinon, selon eux, une menace réelle plane sur toute l'activité de la pointe bretonne.
Un sondage effectué cet hiver a révélé une petite surprise: les Bretons placent la création d'une unité de production électrique pour sécuriser l'approvisionnement en tête de leurs préoccupations régionales, devant le TGV. Ce sondage (Le Télégramme du 9mars) n'est pas passé inaperçu au sein de l'association Investir en Finistère, composée essentiellement de dirigeants d'entreprises et des chambres de commerce: ici, plus qu'ailleurs, on plaide pour la construction d'une centrale électrique à la pointe bretonne, comme l'ont rappelé les membres de l'association réunis mardi soir, à Roscoff.
2015-2025: déficit majeur
L'an dernier, cette association avait déjà pris clairement position en s'appuyant sur l'étude du cabinet spécialisé Zelya Energy qui concluait au creusement d'un déficit énergétique majeur de la Bretagne, dans la décennie 2015-2025, avec les risques inhérents de black-out. Depuis, l'association a le sentiment que les événements récents confortent sa position, tel le black-out qui s'est produit cet hiver, en Provence-Alpes-Côte d'Azur, région la plus exposée de France avec la Bretagne, toutes deux situées en bout de ligne. Durant cette même période, l'image de la France exportatrice d'électricité a été sérieusement écornée puisque le pays a dû faire appel à ses voisins pour assurer le passage de plusieurs pics de forte consommation, faisant ainsi la preuve d'une fragilité inattendue.
Deux tranches de 400 Mgw
Sur le plan local, l'association constate que les éoliennes ne jouent qu'un rôle marginal pendant les périodes de surtension liée aux grands froids anticycloniques (donc sans vent) et que les nouvelles normes environnementales obscurcissent l'horizon des actuelles turbines à combustion de Dirinon et Brennilis. 470 mégawatts, au total, activés seulement en période de forte consommation. De toutes ces considérations, l'association tire une conclusion: il faut rapidement prendre position car elle estime que les solutions alternatives (hydrolien ou solaire) ne produiront pas d'effet réellement quantifiable avant l'horizon 2020. Son choix: la construction dans le Finistère d'une centrale électrique à gaz de deux tranches de 400 mégawatts qui assurerait la sécurité de l'approvisionnement de la pointe bretonne, Morbihan et Côtes-d'Armor compris.
Le plaidoyer de Jo Le Mer
De tous les intervenants sur le sujet, Jo Le Mer a été le plus tranchant. Le patron de la société Gianonni (600 employés à Morlaix et Lannion) estime que sa société de fabrication de condensateurs est l'exemple-type de l'entreprise qui ne peut se permettre les délestages ou même les microcoupures. «Nos nouveaux actionnaires de Carlyle sont prêts à investir 15millions d'euros par an sur cinq ans. Mais tout tombera à l'eau si nous sommes confrontés à des problèmes d'approvisionnement électrique. Nos actionnaires n'aimeraient pas cela». Un point de vue approuvé par l'assistance, dans laquelle figurait aussi le vice-président du conseil régional, Gérard Lahellec. Il n'est pas intervenu
car la position de la Région semble en phase d'évolution sur cette thématique sensible. Lors de la dernière session, Jean-Yves Le Drian, le président de la Région, n'a pas seulement parlé d'économies de consommation et d'énergies nouvelles. En quelques mots, il a également évoqué les unités de production, mais sans révéler le fond de sa pensée.
4 réactions
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Skapad
CARLY réclame du gaz à Poutine en Finistère !
Quid des centrales électrogènes déjà existantes en Bretagne.
Avertissement :
Ici également , je formule une hypothèse, qu'il est nécessaire de vérifier.
Les centres hospitaliers
Nous tous, savons qu'il existe de très gros consommateurs d'énergie et dont les élus locaux ont certains pouvoirs et autorités. Je veux parler des centres hospitaliers. Ces bâtiments sont tous pourvus d'installations de secours, en l'occurrence de centrales électrogènes de puissance loin d'être négligeable, elles mêmes conçues en secours maximal (3 groupes électrogènes, dont deux calculés pour les besoins nominaux et un troisième en secours, des installations sophistiqués avec possibilités de délestage en interne des CH et suivant les priorités médicales)
Personnellement, il me semble que ces installations devraient être sollicitées lors de ces fameux pics hivernaux*, et si bien sur ce n'est pas déjà le cas. Ce qui inévitablement soulagerait les réseaux ERDF dans la péninsule Bretonne pendant ces périodes froides et prévisibles par les services météos (s'ils subsistent encore longtemps).
* au moins avant le temps de mise en oeuvre du plan « Marc'h al tout Isolation » Breton.
Pour ma part, je ne trouverais pas immoral, et qu'il il serait juste que dans ce cas de figure, EDF ou sa filiale reverserait une contribution financière aux centres hospitaliers pour compenser, et le différentiel du cout de l'énergie ainsi qu'une part de l'investissement et exploitation de ces centrales de secours. Ce qui signifierait, en quelques sortes que les CH, soient momentanément des producteurs d'énergies, au mm titre que tous les industriels du secteur privé. N'est-ce pas d'ailleurs la doctrine dominante et qui est en marche...
A titre indicatif quelques estimations de puissances:
Sur la base du CH La Cavale Blanche à Brest
Puissance installée
Une centrale électrogène de 4000 Kva nominal
Estimation 3 groupes de 2000 Kva -1 en secours
Très rapidement, il est probable que sur les quatre départements
le secteur hospitalier breton est équipé d'installations de secours d'une puissance globale : 50 Méga watts
Des équipements qui à l'heure actuelle ne sont que très peu sollicités, donc des retour sur investissements de très longue durée, si tant est que l'on puisse y considérer ici je genre
Le cas particulier de l'Ile Longue
Dans le bref document élaboré du B15, il y est fait état d'identification des besoins et moyens de production pour ......blablabla...etc.
Or peu de chose ont été dites à propos de ce site et concernant les moyens de production dont disposent nos militaires à la pointe bretonne, et pourtant ! Car la réalité des capacités qui ont été mises en oeuvre sur le site stratégique militaire de l'Ile Longue, sont elles aussi loin d'être quantité négligeable.
En effet, cette base sous marine qui a été remise à niveau tout dernièrement pour recevoir les missiles M.51comporte des équipements de production autonomes et propres à la maintenance et industrialisation des processus pour le programme de l'armement nucléaire.
Extrait du site d'une entreprise Cap Ingélec.
HAUTE TENSION : UN SAVOIR-FAIRE PEU COURANT
Sur le terrain de la haute tension, les acteurs se comptent sur les doigts d'une main. Cap Ingelec en fait partie. L'expérience acquise depuis 1992, les compétences de ses Chefs de projets et un outil adapté sont les trois fils conducteurs pour mener à bien des missions de plus en plus complexes.
....//...
Expérience et approche théorique
La rénovation du réseau électrique interne d'une usine est le projet le plus classique.« C'est un investissement très lourd sur 10 à 30 ans qui impose de concevoir toute une architecture projetée sur le long terme » souligne Christian de Puymaly. La fiabilité d'un réseau sans coupure et la qualité de service sont de rigueur. « N'étant pas liés à une marque, nous sélectionnons l'équipement le plus apte à répondre aux besoins ».
De par son expérience auprès de ces grands groupes et son approche théorique, Cap Ingelec se voit confier des missions hors du commun. La réalisation d'un schéma directeur pour la rénovation d'une base navale comprenant une centaine de Postes HT/BT, une Centrale de conversion 50/60 Hz et une Centrale de Secours HT de 20 Méga Volt Ampère, est significative. (Vulgairement soit environ 20 MW)
Autre signe distinctif que de compter parmi ses clients un Centre d'Essai Militaire possédant le plus important réseau électrique HT privé européen, avec une centaine de kilomètres de réseau HT. « Notre mission a porté sur la détermination du taux de fiabilité du réseau et sur la réalisation de travaux nécessaires pour atteindre l'objectif fixé par le client, en vue du lancement de la dernière génération de missiles nucléaires embarqués dans les sous-marins ».
Le B15 a-t-il connaissance de cette disponibilité, est-elle déjà sollicitée dans ces cas de grands froid ?
Et pour finir ironiquement, pour une fois que ces installations pourraient être provisoirement d'une utilité publique notoire, cela devrait ainsi guider les élus et autorités, d'arrêter de construire des installations en doublons, histoire de nous laisser un peu de pognon pour l'isolation.
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est l'exemple-type de l'entreprise qui ne peut se permettre les délestages ou même les microcoupures. «Nos nouveaux actionnaires de Carlyle sont prêts à investir 15millions d'euros par an sur cinq ans. Mais tout tombera à l'eau si nous sommes confrontés à des problèmes d'approvisionnement électrique. Nos actionnaires n'aimeraient pas cela».
Monsieur Jo Le Mer, qui vient de revendre une grande part de son usine a Carly, est pourtant un ingénieur, qui devrait éviter de faire amalgame en pestiférant sur les micro-coupures, et il est surprenant que se soit les voeux des actionnaires américains qui fassent applaudir cette assemblée de patrons !
Car les micro-coupures sont également présentent sur tout le territoire, ce fabriquant d'échangeurs thermiques connait très bien les onduleurs qui garantissent un flux régulier, les deux centrales n'y feront rien contre ces aléas technique liés principalelment à la nature du courant alternatif et principalement, toutes les installations sensibles en sont équipés , il suffit de poser la question aux pachas de l'Ile Longue....
A mourir de rire ce genre d'argumentaire...!
J'ai un pronostic:
Une centrale en cogénération du coté de Saint Pol de Léon , pour de l'électricité et associé à la pousse des tomates ou autres dans les serres du Nord Finistère !
D'ailleurs la canalisations GAZ est déjà en place et a été posée il y a deux ans environ, au travzers du Léon, depuis l'alimentation RGDF qui longe la RN 12 depuis REnnes.... de diamètre estimée à 150 mm environ a vue d'oeil , avec pression de service de 30 bars , il y a de quoi produire des tomates électro-comique .....
Après le Cochon, des hybrides de productions gonflés au Gaz de Sibérie .....SACRE PROGRES !
Ajouté le 1 juillet 2010 à 07h48
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midu...
Du temps perdu.
Les bretons ont plus de bon sens que leurs élus. Avec ce sondage et les prises de position (enfin!) des industriels, c'est toute la classe politique bretonne qui doit être mise en cause pour son manque de courage à traiter le problème du manque d'énergie . On a bien compris que la centrale de Ploufragan ne se fera pas . En Finistère des volontés se font jour. Espérons qu'elles seront entendues et que la raison l'emportera. Il en va de nos emplois.
Ajouté le 1 juillet 2010 à 09h08
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domi...
PRECISION
Siemens a installé en Bavière une centrale thermique très performante sur le plan environnemental mais il ne faudrait pas non plus oublier les possibilités permise par la méthanisation d'ailleurs une installation de ce type vient de voir le jour à Moustoir Remungol .Les serres peuvent également apporté un appoint non négligeable
Ajouté le 1 juillet 2010 à 10h34
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douz...
solaire
A l'heure actuelle , l'installation privée de panneaux photovoltaïques équivaut à prêter GRATUITEMENT son argent à EDF .
Que l'état prenne les mesures suffisantes et nécessaires pour que chacun en pose un maximum , dans des conditions de rentabilité honnêtes .
Ajouté le 2 juillet 2010 à 01h15
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