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Europôle Mer. Paul Tréguer passe le relais

26 avril 2012

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Paul Tréguer quitte aujourd'hui, à Brest, la présidence d'Europôle Mer, qui, pendant cinq ans, a fédéré des énergies venant de quinze organismes. Lui-même est sur le pont depuis plus de 40 ans.

À 70 ans, l'océanographe ne débraye pas. Il rejoint le pôle Mer Bretagne pour renforcer sa composante européenne et le comité de prospective et d'orientation stratégique. Jetant un regard derrière lui, Paul Tréguer a la conviction que les lignes ont bougé dans la structuration des sciences et techniques de la mer dans l'ouest de la France. Il en a été acteur, à des avant-postes, quand il a dirigé, par exemple, l'Institut universitaire européen de la mer, un beau chantier pour qui est attaché à la pluridisciplinarité.

Objectifs atteints...

L'Europôle Mer, qui a pris la forme d'un GIS (groupement d'intérêt scientifique), a été une autre aventure, celle, notamment, de faire travailler sur cinq axes prioritaires des organismes très divers, ayant leur culture et propres objectifs. Le ministère de la Recherche a mis 4MEUR dans la corbeille, les partenaires en ont apporté six. Cinq ans après, le délai fixé, Paul Tréguer a le sentiment que les objectifs ont été atteints. Il cite, notamment, la visibilité acquise par le pôle nationalement et internationalement, les résultats des programmes de recherche, ou encore des succès obtenus autour des Investissements d'avenir.

... mais travail pas terminé

Pour autant, l'océanographe ne juge pas le travail terminé. Il pense qu'il faut élargir les champs scientifiques et territoriaux. Et, à cet égard, renforcer les liens avec les Pays-de-la-Loire où les forces se sont regroupées au sein de l'Institut universitaire de la mer et du littoral. Penser peut-être aussi à un Europôle «national» avec la Provence-Alpes-Côte d'Azur «La compétition est partout mais on peut s'accorder sur des complémentarités», juge de façon générale Paul Tréguer. «Le problème n'est pas de dire qui est le chef ou pas mais ce qu'on veut faire et comment». L'océanographe a su à la fois fédérer et bousculer quelques schémas, preuve d'un certain doigté et surtout de la volonté d'arriver à l'objectif. «La clé du succès, c'est d'avoir une vision à long terme et un coup d'avance», pense celui qui, aujourd'hui, devrait laisser la place de président du GIS à AntoineDosdat, directeur d'Ifremer- Brest.

  • Vincent Durupt
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