Environnement. La campagne qui choque en Bretagne
Un enfant jouant au milieu d'algues vertes: c'est l'une des affiches choc qui sera placardée, à partir de ce matin, dans le métro parisien. Une campagne de France Nature environnement qui suscite de vives réactions en Bretagne. [Diapo + Video]
Ni le lieu ni la date ne sont dus au hasard. La campagne d'affichage que France Nature environnement lance, à partir d'aujourd'hui, dans le métro parisien, ne passera sûrement pas inaperçue. À quelques jours de l'ouverture du Salon de l'agriculture, c'est le buzz assuré. Six affiches «choc», délibérément provocatrices, qui font, avant même d'avoir été apposées, beaucoup parler. Elles dénoncent les pesticides, les OGM et les algues vertes. En Bretagne, ce sont surtout les deux affiches sur les algues vertes qui font réagir. L'une, intitulée «Bonnes vacances», montre un enfant assis au milieu d'algues vertes avec le message suivant:«L'élevage industriel de porcs et les engrais génèrent des algues vertes. Leur décomposition dégage un gaz mortel pour l'homme». Sur l'autre on peut lire: «Arrêtez vos salades».
«On ne se laisserapas faire»
Plutôt considérée comme modérée, France Nature environnement, fédération qui regroupe 3.000 associations de protection de l'environnement, a choisi cette fois de frapper fort, de changer de ton. «Soit on reste silencieux et rien ne se passe, soit on met les pieds dans le plat pour essayer de faire bouger les lignes», fait valoir son président, Bruno Gentil, qui se défend d'attaquer non pas les agriculteurs mais seulement certaines pratiques. Il fallait s'y attendre, les agriculteurs n'ont, cependant, pas tardé à réagir. La FNSEA parle «de campagne caricaturale et clairement orientée contre l'agriculture». «Faut-il continuer à dialoguer avec ces gens qui nous poignardent dans le dos?», s'interroge-t-elle. Même tonalité du côté de GuillaumeRoué, le président d'Inaporc (Interprofession nationale porcine). «On ne se laissera pas faire. C'est nul. Aucune profession n'a autant investi dans l'environnement compte tenu de ses moyens».
Eau & rivières de Bretagne prend ses distances
Le milieu touristique n'est pas en reste. Pour Michael Dodds, le directeur du comité régional, cette campagne est une «attaque contre l'économie touristique». Il parle d'une communication mensongère: «Ce n'est pas cela la Bretagne. Tout est fait ici pour que ce que l'on voit sur les affiches ne se produise pas». Jean-Yves le Drian, le président de la Région, a, lui aussi, des mots très durs. Il dénonce «une opération malveillante alors que, pour la première fois, un vrai dialogue se crée en Bretagne entre ceux qui, hier, refusaient de s'écouter». Il ajoute: «Ces attaques caricaturales (...) risquent de réduire à néant les efforts des acteurs de terrains et de raviver les clivages». Même dans le milieu écologiste, cette campagne de communication ne fait pas l'unanimité. Eau & Rivières de Bretagne, pourtant membre de FNE et particulièrement engagée sur le dossier des algues vertes, prend ses distances. Elle regrette profondément de ne «pas y avoir été associée, ni de près ni de loin».
Les interprofessions déboutées
Hier soir, on apprenait que Inaporc et Interbev (Interprofession nationale du bétail et de la viande) qui avaient engagé chacune une action en référé pour demander l'interdiction de certaines affiches avaient été déboutées. Pour FNE, «c'est la preuve que notre campagne n'est pas excessive».
Les 6 images de la campagne d'affichage
Votre avis ?
La campagne choc de France Nature Environnement va-t-elle trop loin ?
|
| |
Oui Non Sans opinion
|
|
35 réactions
-
eole2936
Le vrai problème
est que sans la nommer tout le monde a reconnu la Bretagne.
Ajouté le 17 février 2011 à 20h06
-
Kriségu
nostalgie
Ah qu'il est loin le temps béni des années 70, où les gros éleveurs porcins du secteur de Lamballe obtenaient tellement d'avantages de toutes sortes que l'argent dégoulinait de leurs belles bagnoles : les parts de bourses scolaires attribuées à leurs enfants par exemple... tellement au-dessus de ce qui était maigrement accordé aux enfants de marins ou d'ouvriers ! On ne les entendait pas beaucoup se plaindre à l'époque, ces fiers porchers !
Cette fois, le changement est inéluctable. Agriculteurs-éleveurs de l'an 2011, je ne voudrais vraiment pas être à votre place : y-a-t-il seulement une solution à vos problèmes ? Un retour à la paysannerie ? Difficile à imaginer. Monsieur Le Drian a beau prendre votre défense, ça n'y changera pas grand-chose à long terme; quant à Chirac, qui vous a soutenu pendant des décennies, il est maintenant absent et se fout probablement de vos ennuis; Sarkozy ne vous aime pas beaucoup, et la FNSEA sera bientôt trop divisée pour vous protéger de la grogne qui monte, qui enfle et qui, quoi que vous fassiez, va se radicaliser. Vous souffrez, mais vous allez encore souffrir. Souffrir pour les sans-scrupules qui vous ont précédé, et pour les rusés banquiers et marchands d'engrais qui ont profité de vos bras, de vos tracteurs et de vos endettements gigantesques.
Bon courage et bonne chance. Dites-vous quand même que vous n'êtes pas les seuls à être englués dans les algues vertes, ni les seuls à être dans la m...
Ajouté le 17 février 2011 à 15h09
-
Gum
Merci la FNSEA
Oui merci d'avoir réagi avec autant de virulence; cela va permettre à la campagne d'information de la FNE d'atteindre son seul objectif: susciter des débats et de vraies réactions face à la pollution diffusée par l'agro-industrie depuis plus de 40 ans dans les sols et rivières de Bretagne !
Ajouté le 17 février 2011 à 10h15
-
yannti
la verité cest cette affiche et
les vieux agriculteurs qui ont le parkinson avec les pesticides,
la vache folle il y a quellque années
la surproduction, les nitrates , les
talus qu'on abat encore ( à plouguerneau) . Dès qu'il y a une
connerie à faire on trouve toujours des volontaires par ici .
Ajouté le 17 février 2011 à 20h20
-
Ph Colas
transition
Des milliards dépensés depuis des décennies, et des pollutions toujours aussi fortes... Les changements en douceur et à grand renforts de subventions n'ont pas permis les évolutions indispensables. Il faut une transition rapide vers une agriculture durable, la campagne FNE est certes douloureuse, mais elle pointe bien l'urgence.
Ajouté le 17 février 2011 à 06h17
-
dans974
Choquer non réalité
Les politiques s'en melent et ils sont outrés de cette campagne. Mais enfin sont-ils sourd ou aveugle. Ont-ils un jour été sur le bord de mer dans les Côtes-d'armor ou dans les campagnes du finistère, où le lisier empeste l'air et pollue les nappes d'eau. Qu'ils soient honnêtes et qu'ils avouent que ce sont eux qui ont poussés les agriculteurs à produire plus encore et encore et de délivrer des autorisations d'expension de porcherie. Alors oui, messieurs les politiciens de tous bords et syndicalistes outrés, vous devriez plutôt nettoyer et payer pour ce que vous avez fait subir à la bretagne depuis 40 ans.
Ajouté le 16 février 2011 à 18h22
-
dichtribil
Le choix de la Désobéissance
Depuis des lustres, la plupart de nos paysans en Bretagne s'évertuent à appliquer les directives de leurs organisations : politiques,syndicales, coopératives, banques, stés d'aménagement foncier etc. Ils le disent eux même ils ont toujours obéis.Si bien que les plus obéissants sont les plus atteints par les problèmes de toutes sortes qui les amènent à la faillite ou même au suicide. Quand on voit les résultats. Je vous invite à ne pas attendre d'en arriver à de telles extrémités. D'autres méthodes, d'autres syndicats, d'autres organisations, d'autres amis moins attachés à l'argent et plus respectueux de leur environnement existent. Fini l'obéissance à ceux qui vous trahissent tous les jours. DESOBEISSEZ
Ajouté le 16 février 2011 à 14h25
-
bzhaucoeur
Une campagne qui hérisse
Les Centres Leclerc bretons réagissent contre la campagne sur www.bretagneaucoeur.com
Ajouté le 16 février 2011 à 11h53
-
ge.c...
De quoi se sentent-ils coupables ?
Enfin ! Face à l'offensive médiatique tous azimuts lancée par la FNSEA et ses amis du patronat et de l'agro-bizness, enfin une réaction visible ! Et ces braves gens de s'offusquer. De quoi se sentent-ils coupables ? Retenez bien leurs noms. Demain, quand éclateront au grand jour les scandales dont nombre d'entre nous sont déjà conscients, ils se feront tout petits, ou bien ils seront déjà morts. Bien entendu, il ne s'agit pas d'incriminer les agriculteurs, qui payent déjà un lourd tribut : économique, moral, et sanitaire. Où sont passées les études épidémiologiques sur la surmortalité des agriculteurs ? Bien sûr, elles seraient fort dérangeantes pour le syndicat majoritaire qui envoie toute une profession au casse-pipe depuis l'après-guerre. Et accableraient la mafia de l'agro-chimie productiviste et les décideurs politiques qui la soutiennent. Mais, comme pour les médicaments ou les OGM, il y a collusion et les chercheurs réellement indépendants sont rares, ou dénigrés. Pourtant, aucun raisonnement ne tient, aucune idéologie, face à la mise en danger de la vie d'autrui. Et là, bien entendu, je ne parle pas que des nitrates. Il y a aussi les pesticides, les OGM, et que dire des dégâts sociaux : concentration des exploitations et son corollaire la disparition des exploitants, alcoolisme, folie, suicide. Quant à la mise en place de mesures environnementales, on se débrouille pour que les exploitants se sentent pressurés. Et l'on ne parle jamais du coût du traitement pour la collectivité... ni des profits colossaux de ceux qui sont les "parrains" de ce système. Des paysans ont déjà fait le choix de changer leur façon de travailler, et ils en sont très heureux, même si la mafia productiviste a tenté de les discréditer, voire de les humilier (les témoignages abondent). Le prix à payer pour un changement de modèle agricole est sans doute important en termes d'emplois. Mais ce ne sont pas des emplois agricoles, ce sont des emplois industriels : éleveurs intensifs et ouvriers de l'agroalimentaire. Les premiers sont peu nombreux et les élevages high-tech ne créent pas d'emplois, quant aux seconds, il faut les faire venir d'ailleurs, bien souvent, car les jeunes de chez nous ne veulent pas de ces boulots. La Bretagne que veulent les Bretons est-elle celle des abattoirs et des porcheries, des algues vertes et de la désertification rurale ? Une autre agriculture est possible. Le consommateur a aussi sa responsabilité, bien sûr. Les circuits courts permettent des prix accessibles à tous. Il faut un changement radical. On se moquait de ceux qui l'appelaient de leurs voeux, il y a trente ans, disant que plus on attendrait, plus ce serait douloureux.
Pour finir, le détail qui tue : sur ces affiches, le mot Bretagne n'est jamais employé, ni le mot agriculture. Et pourtant, "ils" se reconnaissent ! Magnifique aveu de leur culpabilité.
Maintenant, il faut éviter la catastrophe ultime, celle que ces apprentis-sorciers mijotent à travers leur offensive médiatique : la méthanisation généralisée. Lorsque tous les projets d'usines à merde auront vu le jour en Bretagne (il y en aurait plus de 800 !), il sera trop tard. Ce sera le prétexte à pérenniser le système et à couvrir la Bretagne d'élevages industriels autrement polluants.
Un jour, en effet, si nous sommes encore vivants, les responsables de ce carnage devront être jugés.
Gérard Alle
Ajouté le 16 février 2011 à 11h38
-
Marlu
limpide
C'est sans doute ça la solution : il faut arrêter de nettoyer les plages pour que les gens réagissent.
Ajouté le 16 février 2011 à 11h06
-
a.le...
Illusionisme.
Si l'agriculture bretonne est ce qu'elle est, c'est parce que le consommateur ne veut pas payer le prix des produits.
On ne peut pas avoir plus de contraintes plus de charges et moins de prix de vente, pour resoudre cette equation il n'y a pas d'autres solution que de produire plus donc de concentrer, ou d'augmenter les prix.
Hier un reportage contre l'elevage du lapin en batterie en autriche.
Resultat , plus d'elevage en batterie, mais augmentation de 50 % du cout pour le consomateur.
Alors mois je dit banco, si demain mon prix de vente augmente de 50 % , la je peut vraiment faire des choses pour l'environnement. Sinon que je veuille ou non, je ne peut pas le faire.
Ajouté le 16 février 2011 à 09h28
-
mouloud
mouloud
afaljaa résume bien le chauvinisme..sans etre un intégriste écologiste ,il s'agit bien d'une réalité et ne parler que des choses qui vont bien fait vivre dans le virtuel.
Ajouté le 15 février 2011 à 22h17
-
afaljaa
Super !
Si seulement cela pouvait tous les convaincre d'aller s'entasser dans le Sud pendant les vacances !
Ajouté le 15 février 2011 à 21h45
-
mick...
désespérant
quelqu'un peut- il me dire le lien entre les algues vertes et l'agriculture bretonne???
Ajouté le 15 février 2011 à 19h24
-
mick...
le rapport
quelqu'un peut- il me prouver que ces algues vertes ont un rapport avec l'agriculture svp??? parce que moi je n'en vois aucun, les exploitation ont des quantités d'azotes par hectare limitées, des capacités de stockage largement suffisantes afin d'éviter le lessivage
toutes ces personnes qui parles d'algues vertes et qui ne conaissent rien en agriculture sa me désolent, et le pire c'est qu'ils arivent a créer le buzz
quelques infos: un agriculteur en moyenne consomme 10 fois moins de pesticides pour une meme surface qu'un jardinier
30% des emplois bretons sont liés a la filière ce qui fait 1 breton sur 3!!!
l'agriculture coi que vous croyez a un temps d'avance sur vous autres, ce sont des progrès considérables qui ont été réalisés au niveau environnementale, bien plus que ce que vous croyez, et il est temps que certains prennent un peu de maturité au lieu de jeter encore la faute sur les agriculteurs comme toujours et encore, sa devient plus que fatiguant, j'ai ate de voir l'avenir des choses car je pense que les gens von etre surpris dans quelques années. . .
Ajouté le 15 février 2011 à 19h17
-
moni...
Trés bien cette campagne
Il y a des vérités qui dérangent.Mais les vrais responsables ,ce sont ceux qui ont laissé faire.
Ajouté le 15 février 2011 à 17h57
-
agriculteur
quel gachi
savez vous que beaucoup de stations d epurations des villes sont sous dimensionnées a certaines epoques de l annee et qu il y a des vannes qui s ouvrent pendant la nuit comme a benodet ou concarneau il y a des algues vertes alors qu il n y a aucun elevages porcin sur cette zone? de plus la station d epuration de douarnenez n a jamais fonctionnée alors quelle est construite recemment et pour percevoir les subventions d etat il y a tellement de disfonctionnements que la ville a finit par signer un accord avec veolia. sans agriculteurs que sera l espace rural en bretagne?
Ajouté le 15 février 2011 à 16h07
-
kwrlii
clichés et provocs
quand certains arreteront de taper sur les agriculteurs aulieu de taper sur l'etat , les politiques et les grandes firmes de l'industrie petro-chimique.
les agriculteurs sont dans la grande majorité, obeissants et ne sortent pas du cadre legal.ils mettent les produits qu'on leur dit de mettre et pas plus car ils sont archicontrolés.
ils sont tenus au rendement par les distributeurs qui fixent les prix et arrivent a peine a nourrir leur famille.le taux de suicide est enorme, bien plus qu'a france telecom ou autre
alors avant de taper , observez , reflechissez et surtout ne vous trompez pas de cible.en tant que consommacteur, vous pourriez changer les choses
Ajouté le 15 février 2011 à 15h29
-
kaffa
grosse fatigue
Eh bien, moi j'en ai marre d'entendre des gens qui ont un avis sur tout et qui pollue sûrement autant que nous les agriculteurs, ils ont tous de beau discours mais chez eux, ils ont deux voitures, ++ télé. Ils se donnent bonne conscience en voulant acheter bio, tant pis pour les frais de transport et les gaz qui s'y dégagent.
Ca fait 7 ans que je suis agricultrice en pdt viande bovine.
Tous les ans on nous annonce de nouvelles mesures pour l'environnement, des cahiers des charges à remplir "on le fait car on aime notre métier et que l'on veut continuer à travailler" mais là stop : bientôt on ne pourra nourrir qu'une partie de la population car on ne produira plus assez et que les personnes avec à peine un smic ne pourront pas se payer un steack bio. Et au final si vous pensez que les agriculteurs vont revenir comme en 1950, trimez au w s'esquinter la santé pour n'avoir aucune reconnaissance social .
Ce temps là est terminé.
Ajouté le 15 février 2011 à 14h26
-
CHA29BZH
Pas choquant comme pub...
Il y a pire pour des produits de consommations courantes...
Pour une fois, c'est pas mal... Mais est-ce suffisant pour que TOUS les acteurs (consommateurs/producteurs) fassent un effort, en particulier les POLITIQUES qui ont beau jeu... ils ne font rien (ou seulement des promesses...).
Ajouté le 15 février 2011 à 14h37
-
pplambert
Questions sur la santé
Cela a t-il des conséquences sur la qualité de boisson de l'eau du robinet par exemple. On trouve des études épidémiologiques sur des maladies spécifiques en Bretagne liées à ces pollutions chroniques?
Ajouté le 15 février 2011 à 13h46
-
Péher
Quand y'en a marre...
Oui, depuis des dizaines d'années on nous rabâche que ces insinuations vont tuer une profession en danger, alors que la FNSEA et consorts mènent des politiques jusqu'au-boutistes, voire suicidaires! Leurs instances bafouent les agriculteurs qui veulent réellement changer les choses, comme la conf', alors, quand ils parlent de dialogue!...C'est quand même incroyable, cette tyrannie de l'agro-business qui tremble à la moidre alerte. Ca ne vous rappelle rien? Un beau jour, les Ben Ali et les Moubarak de ce lobby puissantissime finiront bien par comprendre l'indignation de ceux qui payent, entre nous, des impôts pour soutenir les cours et dédommager les pollueurs qui en profitent pour s'agrandir et s'équiper au delà de toute raison.
Alors, et si ces affiches n'étaient scandaleuses que pour ceux qu'elles visent? Toujours entre nous: bien fait!
Ajouté le 15 février 2011 à 11h19
-
patr...
La vérité en pleine figure
Certains refusent encore de voir la réalité en face : c'est vrai que ça fait mal , mais au-delà de tous les beaux discours, les faits sont là !
Tous ceux qui sont allés en baie de Douarnenez à l'été 2010 pourront confirmer !
Que cela puisse au moins servir d'électrochoc !
Ajouté le 15 février 2011 à 09h01
-
negussolo
Dialogue
Monsieur le Président c'est un peu fort ! Il y a des années que ce dialogue aurait dû commencer !!! Ces photos ne sont pas prises en Bretagne peut-être ? C'est scandaleux de nier ainsi l'évidence. Vous portez vous-même votre part de responsabilité et aujourd'hui vous osez dire qu'il s'agit d'une opération malveillante. Pour qui ? Pour vous ?
Ajouté le 15 février 2011 à 08h50
-
tchova
environnement
c'est une realite a laquelle nous devons faire face
mais il faut aussi voir la conduite des grands groupes agro-alimentaires,chimiques,et petroliers non seulement en bretagne mais dans le monde entier( voir le delta du niger par exemple ) la firme total vend toujours du carburant meme en bretagne malgre sa conduite lors des proces d'indemnisation
Ajouté le 15 février 2011 à 08h41
-
Vigilance
Pas choquant, au contraire !
Si cette affiche/pub est le seul moyen pour enfin faire comprendre l'ampleur des dégâts et ENFIN commencer à inverser la pollution qui s'étend inexorablement en Bretagne, quels que soient les moyens, alors oui, je suis pour à 100%.
Il est bien plus que temps de prendre ce problème à bras le corps.
Le Drian a perdu une occasion de se taire.
Je suis pourtant un Breton de la Pointe, et j'approuve cette inititiative de montrer les pollueurs du doigt.
Ajouté le 15 février 2011 à 16h04
-
jamb
au vert
Dans le cochon tout est bon .Maintenant il faut assumer Messieurs les politiques
Ajouté le 15 février 2011 à 14h26
-
gugus
on est censé
être choqué? Je ne le suis pas, je suis même d'accord!
Ajouté le 17 février 2011 à 00h13
-
capelanbrest
30 % des emplois bretons liés à l'agriculture ?
ou a l'agroalimentaire?
1 sur 3 ?
ne cherchez pas pourquoi on avance tout doucement......tout cela pése trop lourd dans l'économie locale...et tout chamboulement coûterait une fortune en aide diverses de reconversion.....et puis se reconvertir pour faire quoi en Bretagne ? La région est excentrée, trop petite à l'échelle de l'EUROPE pour avoir son mot à dire et prendre des initiatives...par ailleurs la concurrence veille...allemande polonaise espagnole, elle n'attend qu'une chose : le repli de l'agriculture bretonne pour importer d'avantage....
Je crains hélas que dans la vraie vie nous soyons sur cette affaire condamner à aller piano piano.....car c'est il ya 30 ans qu'il aurait fallu réagir....! Aujourd'hui cela va être très difficile très couteux et nombreux sont ceux qui vont y laisser des plumes.....Les boites d l'agroalimentaire ont surement déjà dans leurs cartons des solutions de remplacements.....mais chut....il ne faut pas affoler les agriculteurs et autres producteurs....le moment n'est pas opportun....Moi j'ai dans l'idée que des boites comme la cooperl par exemple peuvent parfaitement s'approvisionner sur le marché étranger et qu'elles y gagneraient encore si elles avaient les coudées franches....Modifier nos pratiques sera long et sans doute faudra t'il une génération voir deux ...
c'est le prix à payer pour produire mieux, moins polluant et préserver les emplois....
Ajouté le 15 février 2011 à 20h45
-
hervelecalvez1
empoisonnement
Je ne vois absolument rien de choquant, de gênant peut etre pour certains oui, j'habites en bord de mer, mais ma ville n'est pas une station balnéaire ou le ballet des tracteurs ballayeurs sur les plages est incessant dès l'aube, donc... les mauvaises pratiques n'ont pas cessé, vendredi dernier j'etai chez un ami qui a une maison isolée en campagne, nous somme partis car il y avait un ballet incessant de traceurs qui epandaient qui du fumier qui du lisier, du coup j'air etait irrespirable a l'interieur commme a l'extérieur, nous sommes venus chez moi.
quand aux autres photos,danger ogm, produits dangereux, il faut les voir epandre leurs produits, en se protegeant pour certains, mais sans prevenir le voisinage ni les passants ou maisons proches. j'espère que cete campagne pourra s'etendre encore davantage.
Ajouté le 16 février 2011 à 12h16
-
manolo
ne pas se méprendre
cette initiative n'est pas dirigée contre les agriculteurs mais contre cet agrobusiness dont ils sont eux aussi les victimes...tant économiquement que sanitairement.
Ajouté le 15 février 2011 à 14h55
-
Marie-Laure
Ce n'est plus de l'agriculture
En tant qu'habitante de Douarnenez, riveraine de la plage du Ris, sinistrée chaque année par les marées vertes, je voudrais informer la FNSEA qu'hélas, cette image est loin d'être caricaturale. J'ai même vu ce genre de scène sur la plage, l'été 2009, en pire. Un enfant de cinq ou six ans jouant seul dans un amas d'algues commençant à entrer en putréfaction lui arrivant aux genoux ! S'il avait glissé dans cette purée gluante, il aurait disparu dans la masse. Dégagements toxiques ou pas, il aurait pu mourir étouffé. Depuis, on ramasse à grands frais les algues sur les plages, mais convenez que cela ne peut pas durer. Par ailleurs, la FNSEA pense que cette campagne est clairement orientée contre l'agriculture. Je vais vous donner mon point de vue : pour avoir visité de nombreuses porcheries industrielles dans le cadre de mon métier, j'estime que c'est une activité économique qui n'a absolument plus rien à voir avec l'agriculture. Je suggère d'ailleurs aux agriculteurs de s'interroger réellement sur ce point. Ce serait un angle de réflexion pour avancer dans ce fichu dossier des algues vertes.
Ajouté le 15 février 2011 à 14h31
-
fanchpublic
Qu'est-ce que cela apporte ?
La réalité des algues vertes dans certains coins de Bretagne, nous la connaissons.
Maintenant, je ne vois absolument pas ce que cette campagne d'affichage apporte comme solution au problème. Quel est l'intérêt de cette campagne, de ces affiches dans le métro parisien ? Je reste dubitatif.
En revanche, ce que je vois, c'est qu'elle assène un très mauvais coup au tourisme. Une broutille pour la Bretagne.
Sans vouloir minimiser la situation, il y a tout de même des centaines de km de plages sans aucune algue. Mais ce genre de campagne tend à faire rentrer dans les esprits des gens Bretagne = Algues vertes.
Et à tout ceux qui sont prompts à donner des leçons aux paysans, je les invite à se renseigner un peu : pourquoi et comment en sommes-nous arriver à l'agriculture intensive ?
Est-ce de la responsabilité des agriculteurs ?
Ou de celles de hauts fonctionnaires, basés à Paris, qui faisaient redescendre leurs formidables idées aux chambres d'agriculture locales ?
Ajouté le 15 février 2011 à 16h15
-
Coutard
La bonne morale!
Et allons y avec des "ben ali et autres moubarack" encore une fois tous ces redresseurs de torts écolo-bobos nous font la morale!
Que connaissent-ils des métiers "de la terre"? Si peu, quand on voit les élucubrations de certains "ingénieurs en agronomie" ou autres conseillers en cultures!
Que nous proposent-ils ces savants des villes?
J'écoute! Merci
Ajouté le 15 février 2011 à 14h05
-
brezeler
la broutille ??
Parce que lorsque les algues vertes et le lisier auront tout dégradé, vous croyez qu'il y aura encore des touristes....certainement comme à Tchernobyl.
Ajouté le 15 février 2011 à 17h35
Dans la même rubrique