letelegramme.com

 

Finistère

Drame du Queen Mary2. Les experts en désaccord

25 mars 2009

  • Réduire le texte
  • Réduire le texte
  • Agrandir le texte
  • Agrandir le texte
  • L'article au format PDF

Hier, au deuxième jour du procès en appel de l'effondrement à Saint-Nazaire d'une passerelle du Queen Mary 2, les experts sont restés en désaccord sur les causes de ce drame, qui avait fait 16morts et 29blessés en 2003. La passerelle construite par Endel, filiale du groupe Suez, «n'était pas conçue pour porter 400kg/m², sa charge le jour de l'accident, mais 150kg/m²», a affirmé l'expert Anastase Thimjo, mandaté par cette société et entendu comme témoin par la cour d'appel de Rennes. L'ouvrage s'est donc «effondré parce qu'il était utilisé en surcharge», a martelé l'expert en construction mécanique, renvoyant la faute sur les Chantiers de l'Atlantique, constructeur du bateau. Mais l'un des experts cités par la cour, Yvon Lescouarc'h, a estimé que la passerelle aurait très bien supporté un nombre de personnes largement supérieur le jour de l'accident, si elle avait été «conçue selon les règles de l'art». L'expert a pointé «l'absence de contreventements» (tubulures métalliques placées en diagonale) sur la partie supérieure de l'ouvrage qui aurait permis d'assurer sa rigidité. Également entendu à titre de témoin, le directeur général adjoint des Chantiers au moment de l'accident. Laurent Castaing, a pour sa part estimé que l'accident ne pouvait qu'avoir «des causes multiples», se bornant à constater que la passerelle «ne supportait pas la charge pour laquelle elle avait été commandée, peu importe qu'il s'agisse de 150kg/m² ou 200kg/m²».

«On ne peut pas défier la loi de Newton»

«Ça confirme ce que j'avais vu en première instance, cette mauvaise foi caractérisée... On ne peut tout de même pas défier la loi de Newton sans dire qu'on ne l'a pas fait! C'est un peu se moquer de nous», estime Jacqueline Frabolot, âgée de 52 ans, agent de nettoyage au moment du drame, qui a eu les deux pieds amputés dans l'accident. «Ils sont en train de se renvoyer la balle, mais le président de la cour oriente bien les débats et ça, ça en gêne beaucoup. Ce qu'on veut, c'est que le président puisse juger, en son âme et conscience, et là, je lui fais entièrement confiance», s'est pour sa part félicité Alain Ponchaux, l'une des parties civiles, qui a perdu son épouse et des amis dans l'accident.

  • Exportez cet article
  • Partagez cet article sur Wikio
  • Partagez cet article sur Scoopeo
  • Diggez cet article
  • Partagez cet article sur Facebook
  • Partagez cet article sur Fuzz
  • Partagez cet article sur del.icio.us
  • Envoyez cet article sur Blogmarks
Exportez cet article
Rechercher
Twitter Facebook Retrouvez Le Télégramme sur Twitter et Facebook
Association pour le contrôle et la diffusion des médias

Mentions légales - CGU - CGV - Contact - N°ISSN 2102-6785

Les sites du groupe Le Télégramme:

L'actualité en Bretagne avec Le Télégramme | L'actualité des PME avec Le Journal des Entreprises | Les outils pour dirigeants avec NetPME | Emploi avec RegionsJob | Les annonces professionnelles avec OPE, Opportunités pour l'Entreprise | Bateaux d'occasion avec Magnautic.com | L'immobilier en vidéo avec Immo-Ouest.com | Location de vacances avec Bretagne.com |

Les sites de Pen Duick :

La route du Rhum | La Transat BPE | La Transat Jacques Vabre | La transat AG2R