6 novembre 2009
D'après les premiers éléments du rapport d'autopsie du corps, communiqués hier à Vannes, l'étudiant de 23ans se serait noyé. Mais une mort par hydrocution n'est pas à exclure. Hier matin, le procureur de la République de Vannes, ThierryPhelippeau, disposait du rapport du médecin légiste, rendu tard dans la soirée de mercredi. Celui de l'autopsie du corps de Julien Berger, cet étudiant de 23ans retrouvé mort, mercredi, dans les eaux du port de plaisance vannetais (Le Télégramme d'hier). D'après les tout premiers éléments, des «signes de noyade» apparaissent, ce qui oriente immédiatement l'enquête dans cette voie. Mais un décès par hydrocution n'est pas à exclure non plus. Il faudra attendre des expertises plus poussées, dites «anatomo-pathologiques», pour affiner les conclusions initiales. Leurs résultats ne devraient pas être connus avant deux ou trois semaines. D'ici là, les investigations continuent pour recueillir d'éventuels témoignages.
La piste criminelle écartée «a priori»
L'examen a donc confirmé l'absence de «violence», car il n'y a pas de «signe traumatique». De fait, la piste criminelle est écartée. «A priori», nuance Thierry Phelippeau, puisque Julien Berger aurait pu être poussé dans l'eau par une autre personne. Cet habitant de Grand-Champ avait disparu, dans la nuit de samedi à dimanche, du côté du jardin des remparts, à Vannes, alors qu'il fêtait Halloween avec quatre de ses amis. Dès le début de leur enquête, les policiers avaient indiqué que la soirée avait été alcoolisée. Reste maintenant à savoir jusqu'à quel point. Là aussi, il faudra attendre plusieurs jours, histoire d'obtenir les données toxicologiques, l'expertise étant en cours. «Cet élément pourra être pris en compte», estime encore le magistrat du parquet, probablement pour justifier, en partie, la thèse accidentelle.
Plus de 7.300 membres sur le réseau Facebook
Autre interrogation, également suspendue aux résultats à venir, celle de savoir si JulienBerger est tombé dans LaMarle, son corps ayant alors dérivé, ou directement dans les eaux portuaires. Sur le réseau social Facebook, où le profil «appel à témoin» comptait plus de 7.300 membres hier soir, les expressions de condoléances continuent d'affluer à l'attention des proches du défunt. Benoit Onnée, l'un des créateurs et administrateurs de ce profil, ne croyait pas forcément à une telle vague d'appuis au départ. Cet élan de solidarité «fait du bien» en ces temps de deuil. Croulant sous les demandes, il a dû «poster» un nouveau message: «Merci pour votre soutien. Mais la date et l'endroit de la cérémonie ne seront pas divulgués».
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