20 octobre 2009
Près de 180 personnes, essentiellement des professionnels des crèches et des parents oeuvrant au sein de structures associatives, ont participé samedi, à l'Arthémuse à Briec-de-l'Odet, à une journée organisée par le conseil général du Finistère sur le thème:«Quelle place pour les parents dans les structures d'accueil?». Dépendant du conseil général, la PMI (service de protection maternelle et infantile) ne veut pas limiter ses missions au seul accueil des enfants quel que soit le type de structures d'accueil: crèche municipale, crèche associative ou parentale, halte-garderie, maison de l'enfance, assistante maternelle... «Notre premier rôle, relate IrèneLe Gouill, médecin départemental, c'est de donner les autorisations d'ouverture des structures d'accueil».
Écoute, aide et accompagnement
Le département compte actuellement 104 établissements. Lesrécentes ouvertures ont été plus nombreuses dans la région brestoise et à Landerneau, là où se concentre la population jeune. «Aujourd'hui, note le DrLeGouill, un enfant sur deux est placé soit en crèche, soit chez une assistante maternelle. Les crèches jouent un rôle social, éducatif et de prévention. C'est ce que nous souhaitons développer. Car on se rend compte que lorsque l'on accueille un enfant en crèche, on ne peut le dissocier de ses parents». Mais le conseil général entend aller plus loin dans la démarche et estime que ces établissements et les professionnels ont un vrai rôle social à jouer, notamment en accompagnant les familles ayant des problèmes sociaux importants ou rencontrant des difficultés dans leur relation avec leur enfant. Un travail qui peut se faire au quotidien, «par petites touches». L'une des intervenantes, Marie-Laure Cadart, médecin pédiatre et anthropologue, a également fait part de son expérience au contact de «familles à difficultés multiples». Elle a décrit la crèche comme un lieu de lien social et de faire-valoir des pratiques.
