31 octobre 2009
Le décès de la femme retrouvée, hier, dans son appartement de Châteaulin ne remonterait pas à six semaines mais à , au maximum, huit jours. C'est, en tout cas, ce que laisse penser le témoignage apporté par l'infirmière qui suivait la Châteaulinoise depuis plusieurs semaines.
«Jeudi dernier (le 22 octobre, ndlr) encore, je me trouvais en sa compagnie», affirme ainsi la soignante. Comment, alors, expliquer une différence de cinq semaines dans la datation du décès? «Il y a un véritable problème de médecine légale en France», explique le Dr Louvois, légiste établi à Vannes. «La plupart du temps, les médecins qui interviennent sur de telles levées de corps ne sont pas légistes. Ce qui induit une marge d'erreur très importante».
Pour le Dr Louvois, «les phénomènes cadavériques peuvent évoluer très rapidement en fonction de l'environnement. Un appartement chauffé à une vingtaine de degrés (ce qui, visiblement, était le cas de celui de la victime, Ndlr) ou une fenêtre donnant plein sud peuvent être des facteurs accélérant considérablement l'état de décomposition d'un corps». Concernant les conclusions du médecin dépêché sur place, le spécialiste affirme qu'il «est tout à fait possible de se tromper de plusieurs semaines. Sans que cela ne remette en cause son savoir-faire de médecin généraliste». Âgée de 52 ans, la défunte était affectée, depuis de longues années, par «une très lourde dépression», selon sa fille, aujourd'hui installée du côté d'Orléans. Par ailleurs, aucune autre hypothèse que celle d'une mort naturelle n'est envisagée par les enquêteurs.
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