6 novembre 2008
Dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP), initiée par le gouvernement, le réseau des chambres de commerce et d'industrie françaises s'est engagé dans une réforme de ses structures. Face au projet de régionalisation des CCI, Jacques Feunteuna, le président de la CCI de Morlaix, a souhaité faire entendre ses réserves. Il se dit d'abord favorable « à la réforme et au renforcement de la gouvernance de la Région », en estimant notamment « qu'il est légitime pour les entreprises d'obtenir des économies de charges et une plus grande homogénéité dans les services rendus par les CCI en Bretagne ». Mais Jacques Feunteuna craint une évolution qui conduirait à « se couper de nos racines, et de ce qui fonctionne le mieux : les CCI actives sur le terrain ». « Les élus de la CCI de Morlaix, poursuit-il, souhaitent conserver une liberté d'action au service des besoins économiques du territoire. Gardons notre capacité à porter des projets, comme lorsque nous avons créé le port de Roscoff, aménagé sa criée, développé la compagnie Brit Air ou lancé la reconversion de la Manufacture des tabacs. Ne transférons pas la gestion de nos équipements à une seule identité régionale devenue administrative ». L'élu morlaisien prône ainsi « une démocratie économique qui tienne compte des aspirations locales des territoires », et donc une gouvernance prévoyant « un jeu d'allers-retours entre la Région et les bassins d'emploi ». Confiant dans la possibilité de « mutualiser sans licencier », Jacques Feunteuna souligne que les CCI bretonnes vont connaître de nombreux départs à la retraite ces prochaines années parmi leurs 2.700 salariés. Il estime enfin que la meilleure façon de faire des économies serait de « fusionner avec les chambres de métiers ».
21 mai 2012 à 09h45 - 9 réaction(s)