18 mars 2008
Du jamais vu !
À Brest et Quimper, les deux députés, les deux maires et les treize conseillers généraux sont tous de gauche. La droite a devant elle un sacré chantier de reconstruction !
Dans le Finistère, le deuxième tour des municipales a été marqué, dimanche, par le basculement à droite de plusieurs villes moyennes (Morlaix, Concarneau, Quimperlé, Landerneau, Châteaulin, Crozon...), mouvement peu prévisible avant le premier tour. Mais à l'inverse, la gauche réalise le carton plein à Brest et Quimper, confirmant la tendance nationale où plusieurs grands bastions urbains de la droite ont basculé.
Tous les sièges !
La gauche, c'est sûr, ne pourra plus jamais faire mieux. Dans les deux cités, elle détient tous les sièges à scrutin majoritaire. Les deux députés de ville (Patricia Adam et Jean-Jacques Urvoas), les deux maires (François Cuillandre et Bernard Poignant) ainsi que les treize conseillers généraux (dix à Brest, trois à Quimper) sont tous de la même couleur politique. Il est vrai que le contraste a été frappant, durant la campagne, entre des chefs de file socialistes incontestés, réalisant des accords d'union solides, et la cacophonie du camp d'en face. Elle a été d'autant plus bruyante que les instances départementales de l'UMP ont été d'une discrétion inversement proportionnelle au bazar ambiant. Avec des coups d'éclat à Brest et des coups de Jarnac à Quimper, plus feutrés mais pas moins fratricides.
Le trépied
finistérien
En ayant consolidé ses positions au conseil général (40 sièges sur 54 désormais), la gauche dispose désormais d'un trépied finistérien comme elle n'en a jamais eu : Brest, Quimper et le département. De quoi envisager des relations constructives, débarrassées de toute contingence partisane. C'est du moins le schéma virtuel car dans le passé, même avec une couleur politique monochrome, les deux villes n'ont jamais donné l'exemple de relations fusionnelles. Elles sont si proches et si éloignées à la fois qu'il serait dommage qu'elles ne profitent pas de ce scénario pour faire bloc, plus résolument, face à des échéances futures qui ne place pas le Finistère dans le haut de la fourchette bretonne.
Tout reconstruire
La droite, quant à elle, se retrouve devant un panorama qui tient du champ de ruines. Il faut tout reconstruire dans les deux cités. À défaut d'un architecte en chef, la droite urbaine peut toujours jeter un oeil sur ces artisans modestes qui ont su faire preuve d'unité et mettre à profit les contextes locaux pour construire un très inattendu réseau de villes moyennes de droite. Il y a là des leçons à prendre.
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