13 mai 2009 - 1 réactions
«Comment ça s'attrape?». Voici la question la plus régulièrement posée par les enfants qui fréquentent, depuis un an maintenant, un groupe de soutien réservé aux petits et pré-adolescents dont l'un des parents s'avère victime d'un cancer. Son nom: les Mercredis d'Oscar, initiés par l'Institut de cancérologie et d'hématologie (ICH) de Brest. Dépendant du centre hospitalier universitaire (CHU) de la cité du Ponant et implanté au sein de l'hôpital Morvan, l'ICH a répondu à un appel d'offres national baptisé «Qualité vécue par le patient». Recevant les soutiens de l'Association pour l'aménagement de l'environnement du patient, de la Ligue contre le cancer et de la Fédération hospitalière de France. «Nous sommes confrontés à des personnes à qui nous annonçons qu'elles souffrent d'un cancer», développe Annaïck Cariou, psychologue clinicienne. Ainsi, «les enfants se trouvent au coeur d'une problématique de maladie et, parfois, nous ne pouvions pas bien cibler la manière de les aider. Nous ne les voyions que lorsque la situation devenait plus dramatique», avec des entretiens individuels à la clé.
L'imagination souvent pire que la réalité...
Grâce aux Mercredis d'Oscar, directement calqués sur l'expérience menée, «depuis une dizaine d'années», à l'Institut de cancérologie Gustave-Roussy, à Villejuif (Val-de-Marne), les jeunes ont la possibilité de mettre des mots sur ce mal grave, en présence de leurs ascendants. C'est la «communication intra-familiale». Car les adultes ne «savent pas forcément parler du cancer», continue Annaïck Cariou. Et «la pire des choses pour leur(s) enfant(s), c'est que ce soit tu»... «Alors qu'ils pensent bien faire, pour ne pas les inquiéter», complète Brigitte Lucas, médecin oncologue. Sauf que «ça peut devenir angoissant pour l'enfant. Ce qu'il imagine est souvent pire que la réalité», rebondit la psychologue. Pour les volontaires, ce groupe de soutien «à forte teneur émotionnelle» se divise en deux mercredis après-midi, à quatorzejours d'intervalle, constituant une session. Lors du premier rendez-vous, le binôme psychologue-médecin mène les débats autour d'un film, intitulé «Il faut parler... Savoir...». À l'occasion du second, jeunes et parents dialoguent avec les animateurs sur les propos échangés initialement.
Une petite trentaine de familles reçues
Les quatre professionnels associés aux Mercredis d'Oscar ont déjà reçu 52 jeunes âgés de 5 à 15 ans, soit l'équivalent de 27familles. Certaines d'entre elles avaient pu se renseigner via le dépliant disponible dans le CHU. Un manchot et sa progéniture l'illustrent. Les oiseaux ont été dessinés par Jean-PierreLucas, l'époux de l'oncologue susnommée. La famille, toujours...

25 mai 2012 à 14h35 - 7 réaction(s)
25 mai 2012
25 mai 2012