31 octobre 2009
Patrice Franceschi s'apprête à partir pour au moins deux ans à bord du trois-mâts La Boudeuse, pour étudier les problèmes environnementaux et la montée des eaux. En attendant une météo favorable, son équipe poursuit les préparatifs.
À bord du trois-mâts La Boudeuse, amarré au quai La Pérouse du port du château, à Brest, comme sur le pont de son voisin, le trimaran Groupama, les équipages ont l'oeil fixé sur la météo. Avec des objectifs bien différents (le trimaran Groupama 3 de Franck Cammas va s'attaquer au Jules Verne, l'épreuve autour du monde détenue par Orange 2 en 50jours), mais la fenêtre météo qui donnera le signal de l'appareillage sera pour tous deux la bienvenue. Patrice Franceschi, capitaine de La Boudeuse, pense que cette fenêtre pourrait se présenter à partir de mercredi et, dans cette attente, poursuit ses préparatifs. Entre un ravitaillement en gazole et un chargement de vivres, il a pris le temps de répondre à quelques questions.
Quelles sont vos appréhensions avant cette mission Terre-Océan?
D'abord, il faut que ce soit une réussite. Et, pour cela, surmonter les divers obstacles qui se présenteront, que ce soit la météo, les problèmes techniques mais aussi humains. Il faut que tout le monde ait la capacité de réussir la mission qui lui est assignée.
Quels sont vos espoirs?
D'abord savoir. Il faut avoir confiance dans les solutions que l'homme peut trouver aux problèmes qu'il a lui-même créés. Ce qui nous anime est tout à fait dans l'esprit du «Siècle des Lumières». Puis observer, pour trouver des remèdes, comme l'implantation de coraux qui poussent plus vite avec le réchauffement climatique et qui pourraient protéger les îles menacées.
Avez-vous d'autres projets?
C'est encore trop loin. Il faut laisser l'avenir totalement ouvert, les projets, quelque part, sont handicapants. L'actualité conduit les choix et les décisions.
