3 juin 2008
Demain, l'institut fédératif de recherche (IFR) de Brest sera porté sur les fonts baptismaux par ses créateurs. Un colloque inaugural va saluer cet événement.
Cet institut, sans murs, offre un nouveau moteur à la recherche brestoise en réunissant les unités Inserm et CNRS, ainsi que les équipes d'accueil qui travaillent en biologie-santé. Un secteur qui a connu une progression remarquable ces dernières années à Brest. Le projet a été porté par le Pr Pierre Lehn, spécialiste de biologie cellulaire, à l'UBO et au CHU de Brest, qui devient directeur de cet IFR.
« Les équipes qui travaillent sur les sciences du vivant sont souvent morcelées, les laboratoires dépendent d'organismes multiples. Mais tous ont besoin d'équipements plus lourds et d'équipes plus importantes, multidisciplinaires. Un IFR permet de mutualiser des moyens, d'offrir une meilleure lisibilité des sites, d'élaborer une politique scientifique et de faire émerger de nouvelles équipes », explique le Pr Pierre Lehn. Un IFR est créé pour quatre ans et réévalué à cette date. Celui de Brest est officiellement créé au 1 e r janvier 2008. Chaque mois l'IFR proposera aussi une conférence.
Génétique, Télécoms
et grands fonds marins...
Les dix équipes réunies dans l'IFR collaborent déjà sur différents projets de recherche et représentent 257 équivalents temps plein dont 83 chercheurs. On y trouve, côté Inserm : la génétique moléculaire et épidémiologique ; le laboratoire de traitement de l'information médicale (UBO et Télécom Bretagne) ; un centre d'investigation clinique ; côté CNRS : des chimistes ; des chercheurs d'Ifremer en microbiologie des environnements extrêmes dans les grands fonds marins et le Labsticc pour Laboratoire en sciences et technologies de l'information, de la communication et de la connaissance (Télécom Bretagne).
L'institut compte quatre équipes d'accueil en immunologie, thrombose, informatique des systèmes complexes et enfin biodiversité et écologie microbienne. Les domaines sont divers, mais tous ont en commun de s'intéresser à la santé et la biologie. Des retombées sont aussi attendues en terme de valorisation de la recherche.
Baptisé IFR 148 SclnBios
« IFR 148 ScInBios » est le nom de baptême de cet IFR, choisi pour son rappel phonétique avec symbiose. ScInBios est la contraction de : Sciences et Ingéniérie en Biologie-Santé.
La prochaine étape sera la création de l'Institut brestois de recherche en biologie-santé (IBRBS) qui est inscrite au contrat de plan État Région 2007-2013. Un bâtiment doit être construit à l'horizon 2010-2011 près de la faculté de médecine.