25 novembre 2009
C'est un don facile. Le sac est fourni à l'entrée des grandes surfaces. Une boîte de conserve, du chocolat, du café... Chaque geste fera du bien, vendredi et samedi.
Plus 16% de demandes d'aide alimentaire entre juillet2008 et juillet2009: les effets de la crise n'étonneront pas. «La situation économique influence notre activité, souligne Pierre Salou, président de la Banque alimentaire du Finistère. Après 2001, nous avions connu une baisse de nos distributions». Le profil des bénéficiaires s'élargit. Au départ, il s'agissait beaucoup de chômeurs, puis sont apparus les retraités et enfin, les travailleurs pauvres, souvent des femmes seules avec enfant ayant un contrat à temps partiel. Et aujourd'hui, dans les grandes villes, les étudiants ne sont plus rares. La collecte organisée vendredi et samedi a donc tout son sens. «Comme chaque année, 200grandes et moyennes surfaces du Finistère, soit la quasi-totalité, vont accueillir nos bénévoles pour la collecte. Ils sont 2.000 mobilisés sur le terrain mais aussi pour le transport et le stockage. Associations diverses, CCAS des communes, étudiants, particuliers nous apportent leur aide». «Nous avons besoin de la Banque alimentaire qui permet à l'Épicerie sociale de fonctionner», souligne Laurence Vignon, ajointe aux affaires sociales à Quimper.
Pas de collecte d'argent
Pour répondre, si besoin était, à la polémique qui tourne autour du Téléthon, Pierre Salou rappelle que «les produits collectés restent dans le département, voire le plus souvent dans la commune d'origine de la collecte. Nous ne collectons par d'argent pour payer des frais de fonctionnement ou financer des mailings. 80% de nos ressources financières sont contractualisées». Hier à Quimper, une convention a ainsi été signée avec GRDF qui prêtera, au besoin, des véhicules, mobilisera son personnel et apportera 3.000 EUR. La collecte annuelle de la Banque alimentaire apporte en moyenne 20% des produits gérés par la Banque. L'an passé, 261 tonnes avaient été collectées. «Nous recherchons des conserves alimentaires, mais aussi de l'huile, du café, du sucre, du chocolat, des confitures et des produits d'hygiène que nous avons du mal à obtenir par ailleurs».
