28 octobre 2009
Depuis la mise en service du premier crématorium du département, et par là même de Bretagne, en 1988 à Carhaix, l'acte de crémation progresse. Bien équipé avec en plus, Brest (depuis 1997), Quimper(2008) et bientôt Saint-Thégonnec (été 2010), le Finistère a enregistré l'an dernier 2.672 crémations, soit un tiers des funérailles. Ce chiffre qui suit la moyenne nationale est, selon l'association crématiste, «en train d'évoluer considérablement». Mise en place à ses débuts pour défendre cette pratique au nom de «la terre aux vivants», celle-ci, désormais bien suivie dans ses arguments, se destine surtout à l'information et au conseil.
Bien connaître la loi
L'association suit aussi de près la mise en place du nouvel équipement de Saint-Thégonnec et les améliorations devant être apportées à l'existant. Ainsi Quimper, mis en service en juin2008, est-il prévu pour obtenir un second four comme il en existe déjà deux, à Brest et Carhaix. Côté information, l'association, présidée par Jean-Pierre Vanzetta, s'est aussi donné pour missiond'aider les personnes à bien connaître la loi et ses modifications récentes, notamment en matière de dispersion ou conservation des cendres. «Il faut savoir qu'il n'est plus possible, par exemple, de garder une urne chez soi. Comme il existe une réglementation très précise concernant leur dispersion», précise le président.
Principe de laïcité
Mais le combat des crématistes concerne aussi la défense du principe de laïcité: «l'offre de déposer l'urne dans un lieu de culte en attendant une décision concernant la destination des cendres, porte atteinte au principe républicain du lieu de sépulture et de laïcité. C'est inacceptable». D'autres points font également l'objet de revendications appuyées, comme l'application du taux réduit de la TVA et la mise en place de devis types des obsèques avec crémation. «Aujourd'hui bien ancrée dans les moeurs, la crémation est un fait à défendre, à promouvoir et à réguler», conclut l'association. Pratique Crématistes du Finistère, tél.02.98.82.69.50 (Jean-Pierre Vanzetta).
