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Finistère

Arrêts de travail. Une hausse que la CPAM veut juguler

7 novembre 2009

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La hausse marquée des arrêts maladie dans le Finistère amène les caisses primaires d'assurance- maladie du département à renforcer ses contrôles et à sensibiliser les entreprises au problème.

Après avoir constaté une baisse du volume des indemnités journalières, conforme aux évolutions nationales, jusqu'en 2007, les Caisses primaires d'assurance-maladie du Finistère connaissent depuis une inversion anormale de la tendance. Elles veulent la juguler par des actions concrètes: contrôle des assurés, contrôle des prescripteurs, sensibilisation des entreprises et campagne d'affichage.

Des indemnités journalières (IJ) en hausse.
En 2005 puis en 2006, elles étaient en baisse de 3,3% et de 6,5% pour Quimper, de 3,6% et de 5,8% pour Brest. Retournement de situation à partir de 2007. À la fin septembre2009, par comparaison avec la fin septembre2008, le nombre des IJ versées augmente de 2% pour Brest et de 5,5% pour Quimper. Une différence qui s'explique notamment par une hausse marquée des arrêts de plus de troismois en maladie (+1,1% sur Brest contre+6% à Quimper) et les arrêts au titre d'accident du travail ou d'une maladie professionnelle (+5% contre+9,2%).
Pourquoi cette hausse? «Le Finistère connaît un essor démographique annuel moyen de 0,45%. La population active progresse plus rapidement que l'ensemble de la population». Le coût annuel des IJ en Finistère? 10millions d'euros.


Contrôles et sanctions.

60% des 3.300 arrêts de travail de courte durée (moins de 45jours) prescrits l'an dernier ont été contrôlés par le service médical du Finistère et 12% ont reçu un avis défavorable. 12% d'avis défavorables émis aussi pour les arrêts de travail longue durée (plus de six mois).


TMS et climat social.
Deux motifs majeurs aux arrêts de travail. Les troubles musculo-squelettique (TMS), qui touchent largement les salariés du secteur agroalimentaire, dense en Finistère. Et un climat social (harcèlement) de plus en plus tendu dans les entreprises. «Dans ce cas-là, l'arrêt de travail n'est pas une solution».

Une dizaine d'entreprises testées.
«Sur cette problématique, par le biais d'un plan d'observation, nous allons tester une dizaine d'entreprises, sélectionnées pour l'atypie du nombre d'arrêts de travail produits par rapport à leur secteur d'activité. Nous saurons courant 2010 quelles conclusions en tirer». .

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