15 février 2011 - 3 réactions
«Comment peut-on dépenser autant d'argent en déplacements et en représentation à l'autre bout de la planète?», se demandent certains détracteurs, en faisant référence à l'organisation, à Moorea, en face de Tahiti, de la conférence régionale du Pacifique des aires marines gérées (fin 2009). «Nous n'avons utilisé aucun jet privé, si c'est cela qu'on veut nous reprocher», commente, non sans humour, un cadre de l'agence brestoise. «50% de l'espace maritime français se situe en Polynésie. Excusez-nous de devoir parfois nous y rendre». «Accompagné de sa famille et en ajoutant des jours de congés pour continuer à séjourner sur place?», rétorquent, pugnaces et plutôt bien renseignés, les détracteurs. «Cela ne concerne que trois ou quatre agents qui ont bien réglé, à titre privé, ces dépenses supplémentaires», continue Pierre Leca, le responsable des missions d'études. La facture de ce colloque à Moorea s'est élevée à 210.000 EUR dont 36.000 de frais de déplacement. Pour sa défense, l'agence évoque l'éloignement de ses six antennes, ainsi que de ses deux parcs marins existants (mer d'Iroise et Mayotte). Et cinq nouveaux parcs sont en projet en France. Enfin, le rapport de la Cour des comptes, fin 2010, n'a relevé aucune anomalie sur l'opportunité des dépenses.
La liste des dépenses de l'agence sur www.aires-marines.fr.

25 mai 2012 à 14h35 - 7 réaction(s)
25 mai 2012
25 mai 2012