25 janvier 2012 - 3 réactions
Hier, à Plabennec, les salariés de la Fédération ADMR du Finistère, en grève depuis cinq jours, ont décidé, à la majorité, de reconduire le mouvement jusqu'à ce soir, où l'on votera à nouveau. Ils avaient exigé une rencontre avec l'administrateur judiciaire et l'employeur, et posé des revendications (Le Télégramme de lundi). Ils ont vu Me Robert, pas Francine L'Hour, présidente. «Elle est à Paris. Nous n'avons pas pu caler les dates». Surtout, ils n'ont obtenu aucune réponse à leurs revendications. «Je ne peux pas parler du PSE (plan de sauvegarde de l'emploi). C'est compliqué de communiquer». Des salariés ont rétorqué que «la gouvernance a le droit de le faire. On a zéro information. Nous sommes tenus à l'écart. Alors que dans les associations, le"mercato"de l'ADMR a commencé, avec des bénévoles qui font leur marché auprès de certains d'entre nous, pour l'embauche dans les GCSMS (groupement de coopération sociale et médico-sociale)?».
«On arrête de travailler demain»
Dans la salle en revanche, se trouvait, hier, Michel Bauer, ex-directeur de l'Udaf du Finistère, à la retraite, à qui a été confiée la réorganisation de la Fédération. «Il partage votre opinion sur les points précédents», a confirmé Me Robert, allusion faite à la défaillance de la direction qui quittera la structure, hors PSE. «Il ne s'est même pas présenté. C'est affligeant», ont déploré quelques-uns des 90 salariés (sur 115), présents. Au fil de plus de deux heures d'une rencontre tendue, ils ont ainsi appris qu'outre leur travail (78 licenciements prévus), ils pouvaient perdre les congés acquis et qui n'ont pas été pris. «Des heures supplémentaires qui ne nous ont pas été payées. On arrête de travailler demain», ont-ils assuré. «C'est un vrai problème», a admis Me Robert. Car sur le terrain, les effets de la grève sont désormais perceptibles. «Dans les associations, des dossiers ne sont pas traités. À la Fédération, les factures ne partent pas. Les salaires des aides à domicile ne seront pas payés ou avec retard». Les salariés ont appris aussi que la créance de l'AG2R - elle se monterait à 4M€ -, avait été contestée par le juge-commissaire. «Aujourd'hui, nous n'avons rien obtenu. Peut-être que nous n'obtiendrons rien. Mais s'il faut se battre, c'est maintenant ou jamais, avant le 30janvier», a déclaré une salariée au moment du vote, coupant court au fatalisme ambiant. Comme annoncé vendredi, contact a été pris, par l'État, auprès de la Fédération.
23 février 2012
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