25 janvier 2012 à 13h44 - 2 réactions
Les salariés de la fédération ADMR 29, en grève depuis une semaine, sont toujours sans nouvelle de leur employeur. "La présidente, Mme L’Hour, ne nous a pas contactés". C’était, hier, une des conditions posées pour la reprise du travail.
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"Par contre, la direction, que nous avons sollicitée pour la pose de congés, nous l’a interdit. Nous avons le choix entre faire grève et perdre de l’argent - ce qui est difficile pour plusieurs d’entre nous, car parmi les salariés, il y a plusieurs femmes qui élèvent seules leurs enfants -, et revenir travailler. C’est atterrant en terme de dialogue social".
"Je vous conseille de les solder avant le licenciement"
Ce refus de la direction est d’autant plus surprenant que lors de la rencontre avec les salariés, Me Robert, administrateur judiciaire, nommé par le tribunal de grande instance de Brest dans le cadre de la procédure de redressement judiciaire, l’a dit sans ambiguité : "Tous les congés acquis et qui n’ont pas été pris au-delà du délai légal ne sont pas pris en charge par les AGS". Ils seraient donc perdus. "Je vous conseille de les solder avant le licenciement". Un licenciement imminent.
Cet après-midi, le Comité d’établissement rencontre Michel Bauer, dont ils ont appris hier qu’il était en charge de la réorganisation de la fédération. Un rendez-vous avec l’administrateur judiciaire est également fixé demain.
La colère des salariés de l’association Guilvinec-Treffiagat
En matinée aussi, l’ensemble des salariés de l’association ADMR du Guilvinec-Treffiagat a adressé un courrier à Francine L’Hour, présidente de la fédération, ainsi qu’aux administrateurs fédéraux, pour dire sa colère. "Les salariés sont lassés, exaspérés, outrés d’apprendre par voie de presse la totale "désorganisation" du réseau ADMR 29. (...) Nous avons l’impression d’un énorme gâchis. Qu’en est-il des associations locales et des salariés, de la pérennité des emplois des salariés fédéraux, des personnes aidées qui souffrent également de la situation
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