11 février 2013
Nantes est donc passée en deuxième position dans le baromètre de l'APF sur les villes les plus accessibles aux personnes à mobilité réduite. Grenoble passe certes devant, mais la préfecture de la Loire-Atlantique avait tout de même tenu le haut du pavé durant les trois premières années de cette étude !
Toujours dans l'Ouest, Rennes manque de peu la 10e marche du podium, alors que d'autres villes comme Saint-Brieuc, Vannes ou Quimper se situent entre les places 60 et 72.
Mais, au-delà de ces "palmarès" qui peuvent prêter à discussion, comment évoluent les pratiques, dans des villes comme Brest et Quimper, par exemple, quand il s'agit d'intégrer les questions d'accessibilité ? "Dans ces deux grandes villes, il y a une volonté, et elle est sincère", souligne d'emblée Thierry Duval, directeur de la délégation départementale APF pour le Finistère. Mais, il y a un gros "mais"...
"Ce qui est regrettable, dans un cas comme dans l'autre", regrette Thierry Duval, c'est que la concertation avec les associations concernées ne se fait pas suffisamment en amont". Et de façon pas suffisamment précise, comme dans le cas, cite Thierry Duval en exemple, des corridors du tramway.
Son credo : "l'accessibilité, c'est ausi de l'aménagement urbain, qui concerne les cyclistes, les commmerçants, les piétons..."
Car si les grandes collectivités auront au moins le diagnostic et l'échéancier pour l'accessibilité dans les établissements recevant du public, "le gros souci, c'est la voie publique". Et là, il n"'y a pas d'obligation de fournir un échéancier.
"Ainsi, le diagnostic a été réalisé pour Brest et Quimper. Mais cela représente un travail considérable, qui nous mènerait à plus d'un siècle de travaux !"
Quoiqu'il en soit, conclut Thierry Duval, "il y a une prise en compte de l'accessibilité. Mais les collectivités n'ont pas encore franchi le deuxième stade, celui d'intégrer cette dimension - et d'emblée - à toutes leurs réflexions sur l'aménagement".