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Côtes-d'Armor

Violences à Lamballe. «Ça fait froid dans le dos de voir ça !»

4 novembre 2009

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«C'est de la folie furieuse!». Hier, au tribunal correctionnel de Saint-Brieuc, Gérard Zaug, procureur de la République, manquait presque de mots pour qualifier le déchaînement de violences qui s'est produit dans une maison lamballaise, le 10juin au petit matin, au terme d'une nuit d'ivresse. Trois hommes et une femme se trouvaient dans le logement cette nuit-là. Tous étaient passablement ivres mais rien ne permet d'expliquer réellement des faits dont les motifs semblent se perdre dans les vapeurs d'alcool. Pour des raisons un peu floues donc, Philippe Petit-Pierre, un des invités, sorti de prison depuis peu, s'en est pris à un autre convive. «Il est arrivé, il était décalqué, il a cassé un verre», s'est justifié le prévenu à l'audience. «Pour le calmer», il a mené l'homme dehors et l'a jeté dans le Gouessant qui coule près de la maison. À peine sortie de l'eau, avec l'aide de son hôte du soir, la victime a eu le droit à un passage à tabac en règle. Coups de pied, coups de poing: Philippe Petit-Pierre s'est déchaîné. «On a l'impression que c'est un boxeur qui sort du ring, vous n'y êtes pas allé de main morte», s'est émue la présidente en montrant les photos du visage ravagé de la victime.

Six mois de prison ferme

La seule femme de la petite assemblée a bien tenté de s'interposer en frappant l'agresseur avec une bouteille mais son intervention s'est retournée contre elle. L'homme s'est saisi d'un tesson qu'il lui a mis sous la gorge en menaçant de la «saigner». Prise de panique, la femme s'est réfugiée dans les toilettes avant de prévenir la gendarmerie. «Ça fait froid dans le dos de voir ça! Et on se pose la question: qu'est-ce qu'il faut faire pour qu'il arrête? Si la situation n'était pas aussi grave, ça pourrait faire sourire de le voir se poser en justicier», a commenté Gérard Zaug. Pour le procureur de la République, «des faits comme ça, c'est un an d'emprisonnement, pas moins». «Compte tenu de la gravité des faits et des antécédents», le tribunal a finalement condamné Philippe Petit-Pierre à six mois de prison ferme.

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