6 février 2012
Trente-trois ans après le naufrage de l'Amoco Cadiz, une soixantaine de membres de Vigipol se sont réunis, samedi, en assemblée générale, à Brest. L'occasion pour le président, Joël Le Jeune, maire de Trédrez-Locquémeau et président de Lannion-Trégor agglomération, de faire le point sur les finances de ce syndicat mixte qui ont été longtemps dans le rouge. «Le syndicat s'est porté partie civile dans l'affaire de l'Erika et a perçu 300.000EUR. Notre budget est désormais stabilisé». Le budget 2012 de Vigipol est d'environ 250.000EUR, dont 160.000EUR de cotisations versés par les adhérents: 109 communes, principalement du littoral du Nord-Finistère et des Côtes-d'Armor, les conseils généraux du Finistère, des Côtes-d'Armor et de la Manche, ainsi que la région Bretagne.
Faire avancer le droit
La structure, pilotée par une nouvelle directrice depuis le mois d'octobre2011, Sophie Bahé, poursuit ses actions pour défendre ses adhérents et pour faire avancer le droit, notamment sur l'évaluation des dégâts écologiques, sur les ports refuges pour les navires en difficulté... La prévention est aussi au coeur de l'activité de Vigipol, qui a mis en place une démarche «Infra Polmar» afin de préparer les élus, les services communaux et intercommunaux à la gestion de crise. Cette année, Vigipol va travailler principalement sur la problématique de son territoire. Très soutenu par la région Bretagne, le syndicat mixte a très peu de communes adhérentes dans le Finistère sud, aucune dans le Morbihan et quatre seulement en Ille-et-Vilaine. Un résultat qui n'a pas empêché Vigipol d'être «très présent» à la suite du naufrage du TK Bremen, à Erdeven (56). Pratique Vigipol, 1, rue Claude-Chappe, 22300 Lannion. Tél.02.96.15.84.90. www.vigipol.com