4 février 2012
Fin novembre, l'opérateur de téléphonie Orange annonçait qu'il était prêt à payer l'accès au très haut-débit pour tous sur les territoires de sept agglomérations (Saint-Brieuc, Brest, Lorient, Vannes, Quimper, Rennes et Saint-Malo) et six villes (Lannion, Concarneau, Douarnenez, Morlaix, Fougères et Vitré). Le président Jean-Yves Le Drian et le préfet de Région MichelCadot avaient alors insisté pour que l'opérateur consente un effort supplémentaire, notamment à Saint-Martin-des-Champs (29), à Dinard (35), et dans les Côtes-d'Armor où il se montre particulièrement chiche. Sa réponse, annoncée d'abord pour le 9janvier, est finalement tombée mercredi. Elle est considérée comme insuffisante du côté du conseil régional où l'on attend que d'autres efforts viennent soulager les collectivités bretonnes de l'investissement public dans les secteurs moins denses et peu (ou pas) rentables.
Les Côtes-d'Armor délaissées
«En Bretagne, la proposition d'Orange laisse 58% de la population bretonne à la charge de l'investissement public alors que la proportion nationale est de 43%», rappelle Gwenegan Bui (vice-président de la Région chargé du projet très haut-débit pour tous), en insistant sur le cas particulier des Côtes-d'Armor, où la part publique serait de 77%. «La nouvelle proposition d'Orange marque le début d'une négociation dont nous espérons qu'elle débouchera sur de nouveaux efforts de l'opérateur», poursuit l'élu.