6 février 2012
Le département des Côtes-d'Armor compte 147 entreprises de taxis, soit un parc de 270 véhicules. Une soixantaine d'entre elles adhèrent au syndicat indépendant des artisans taxis des Côtes-d'Armor (Siat22), qui tenait son assemblée générale annuelle ordinaire samedi après-midi, à l'hôtel-restaurant «Le Chêne Vert», à Plérin.
En présence de Gérard Gabet
Placée sous la double présidence de Bernard Omnès, du Siat 22, et de Gérard Gabet, président de la fédération française des taxis de province (FFTP), venu de l'Eure, la réunion a permis de mettre à plat quelques problèmes. À commencer par celui du transport médical, «qui représente une très grosse part de l'activité des artisans taxis en milieu rural», souligne Bernard Omnès. Or, de plus en plus souvent, les prescriptions médicales sont refusées, «parce que la Caisse primaire d'assurance-maladie (CPAM) a fait circuler une note qui a été mal interprétée par les autres services médicaux». La CPAM avait délégué un représentant pour régler ce différend.
«Concurrence déloyale»
Autre problème, et non des moindres, le transport d'élèves en situation de handicap pour le compte du conseil général. «Nous devons aujourd'hui faire face à la concurrence déloyale de grosses sociétés implantées hors du département. Le conseil général a attribué vingt circuits à des gens dont le transport n'est absolument pas le métier, en prétextant faire des économies», s'insurge Bernard Omnès. «On rencontre ce phénomène un peu partout en France, reconnaît Gérard Gabet. Ces boîtes, qui ont très peu de charges, exploitent la crise en faisant du dumping social». Et Gérard Gabet d'insister sur le fait qu'en réduisant le maillage des taxis, on supprime des services à la population. «Si on continue à agir de la sorte, les taxis finiront par disparaître, à l'instar des commerces de proximité». D'où la nécessité de relancer la fédération bretonne des taxis de province, qui doit devenir, à terme, un interlocuteur incontournable des pouvoirs publics.
25 mai 2012 à 15h55