27 décembre 2008
Le Grenelle de l'environnement et la crise économique pourraient devenir les meilleurs alliés du projet Transline. Cette ligne TGV entre les Alpes et l'Atlantique est défendue depuis 2003 par l'association Altro.
Cette association logistique transport ouest (Altro) a été créée en 1997. Présidée par René Souchon, président de la région Auvergne, elle milite pour un développement ferroviaire d'est en ouest. Son délégué général, un Morbihannais installé à La Rochelle, Michel Caniaux, souligne que les conditions n'ont jamais été aussi favorables pour ce projet.
Rapprocher
les capitales régionales
Les 2.000 kilomètres de lignes à grande vitesse prévues dans le Grenelle de l'environnement comprennent en effet un barreau est-ouest, qui coïncide avec le projet Transline, explique Michel Caniaux. « Le Grenelle, dit-il, a eu le mérite de tracer les grandes orientations du train de demain et il y a conjonction avec la crise ».
Ce projet Transline consiste à rapprocher les capitales régionales de Caen, Rennes, Nantes, Limoges, Clermont-Ferrand, Lyon par le TGV et ainsi de les ouvrir vers l'Europe. La ligne Limoges Poitiers est projetée pour 2016. Il faudra faire ensuite Rennes, Nantes, Poitiers. Cet axe pourra se raccorder par un barreau Clermont-Ferrand, Limoges, Bordeaux au projet d'une nouvelle ligne Paris-Lyon par un tracé ouest.
Altro continue dans cet objectif son action de lobbying auprès des collectivités territoriales pour leur adhésion au projet. Rennes Métropole en fait maintenant partie. « Je dois rencontrer les conseils généraux du Morbihan et du Finistère et nous avons un espoir d'adhésion du conseil régional de Bretagne », précise Michel Caniaux.
21 mai 2012 à 15h00