15 septembre 2010
Confrontée à l'arrêt d'un contrat de quatre ans avec le gouvernement (grippe aviaire puis pandémie H1N1) et à la perte d'un client important (le laboratoire américain GSK), l'entreprise spécialisée dans les masques de protection avait déjà suspendu, fin août, les contrats de plus de 160 intérimaires et contrats à durée déterminée (Le Télégramme du 10septembre).
«Un mot d'ordre: vigilance»
Lundi, ce sont les salariés en contrat à durée indéterminée qui ont officiellement appris qu'ils allaient devoir rester à la maison durant douze semaines d'ici la fin de l'année... Mais en, percevant l'intégralité de leur salaire. Seulement, ces salariés n'ont reçu aucune garantie sur ce qui se passera à partir du 2janvier prochain, date de la reprise du travail. «Le mot d'ordre, c'est vigilance», explique Marie-Pierre Texier, la secrétaire CFDT du comité d'entreprise. «Car notre direction a bien spécifié que le chômage partiel payé à 100% était une mesure exceptionnelle. Et si jamais l'activité ne repart pas début 2011, le pire est à imaginer». Sollicitée hier, la direction de Sperian n'a pas souhaité réagir à l'éventualité d'un plan social. Ce qui est certain, en revanche, c'est qu'à compter de lundi prochain, seules deux équipes de sept personnes se relaieront du lundi au vendredi dans l'atelier de production. Alors qu'ils étaient 40 ouvriers répartis dans cinq équipes à oeuvrer quotidiennement il y a encore quelques mois...
25 mai 2012 à 15h55