19 septembre 2009
L'union départementale CGT faisait sa rentrée, hier, et rassemblait ses principaux responsables à Langueux. «Nous nous préparons pour les semaines et les mois à venir. La CGT a décidé de passer à l'offensive», résume Jean-Edmond Coatrieux, secrétaire général. L'actualité sociale est riche, et offre bien des champs d'action au syndicat. «Chaffoteaux doit vivre. La fermeture du site de Ploufragan est inacceptable. Au Joint Français, la situation n'est pas brillante non plus: en cinq ans, on est passé en douceur, par le jeu des départs naturels ou volontaires, de 700 à moins de 500 salariés. Il y aura du chômage technique, début octobre, à Autostar, à Quintin, et nous prévoyons des licenciements. Dans le bassin de Lannion, la direction d'Alcatel annonce 200suppressions d'emplois sur 900. Cela revient à créer les conditions d'une fermeture de site, par disparition progressive de services vitaux», résume le secrétaire général de l'UD. La politique budgétaire appliquée aux services publics alimente aussi les craintes du syndicat. «Il manque 40millions d'euros au budget du conseil général. Comme on ne peut pas augmenter indéfiniment les impôts, il faut s'attendre à des réductions de personnel», prophétise Jean-Edmond Coatrieux.
Calendrier serré
Le syndicat a un calendrier d'actions serré: mardi prochain et le 3octobre, les citoyens pourront signer une pétition pour l'organisation d'une consultation nationale sur le changement de statut de La Poste; le 7octobre, pour le «travail décent»; le 16 pour soutenir le pouvoir d'achat des retraités; le 22, à Paris, pour «défendre notre potentiel industriel». La CGT sera sur la brèche. Le syndicat compte 7.300 adhérents en Côtes-d'Armor, dont 358recrutés depuis le début de l'année.
