2 août 2008
En période estivale, les risques de se voir proposer des produits contrefaits augmentent. Pour faire face à ce fléau, les services de l'État multiplient les contrôles.La contrefaçon est un phénomène en augmentation constante qui n'épargne aucun secteur de l'activité économique. Cela va de l'alimentaire, aux jouets, aux cosmétiques, à l'habillement et ses accessoires, en passant par les appareils de téléphonie mobile et même les médicaments.
L'été est propice à une migration plus importante des flux de population. Aussi, les services de surveillance de l'État intensifient les contrôles, en particulier sur les marchés de la région qui doublent leur capacité. Hier matin, le marché de la station balnéaire de Pléneuf-Val-André a fait l'objet d'une opération interservices.
Important dispositif
Sur place, des représentants des douanes, de la direction des services vétérinaires, de la gendarmerie, de la direction départementale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes ont visité les étals des marchands. « Notre but initial est la recherche de contrefaçons de grandes marques de produits : sacs à main, vêtements, accessoires des JO ou autres », explique la représentante de la répression des fraudes.
De leur côté, les services vétérinaires ont contrôlé la qualité des produits, leur composition, leur origine, mais aussi l'hygiène et la température de conservation.
Les agents connaissent leur métier et ne manquent pas d'exemples. « Vous avez des sacs vendus pour des sacs en cuir qui ont l'odeur du cuir et pourtant... ce n'est pas du cuir ! On jurerait de la soie, et pourtant... c'est un polyester... C'est compliqué pour l'acheteur. Nous, nous savons que la texture n'est pas du cuir ou de la soie lorsqu'il s'agit de contrefaçon ».
Quelques prélèvements
Par ailleurs, les papiers du vendeur, les factures, l'étiquetage sont passés en revue. Sur une trentaine de contrôles, 20 % comportaient des anomalies allant de l'étiquetage des prix, à l'incompréhension d'une information.
En cas d'infraction, les peines encourues peuvent aller de l'avertissement au tribunal. L'amende du produit de marque contrefait s'élève au prix du marché auquel il aurait été vendu, à cela s'ajoute l'amende douanière avec la destruction du produit.
Quelques produits ont été prélevés et mis sous scellés : une écharpe en pashmina, des ceintures de marque... Ils seront analysés pour déterminer leur composition. En cas de fraude, la recherche s'orientera vers les importateurs.
21 mai 2012 à 15h00