11 septembre 2009
Hier, un médecin comparaissait devant le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc pour des pratiques douteuses. Une amende de 4.500 EUR a été requises. Jugement le 15octobre.
Entre août2002 et février2004, il recevait en consultation des patients pour des problèmes d'obésité. Il prescrivait un régime alimentaire à base de compléments alimentaires. Les pratiques de ce médecin généraliste, installé dans la région briochine à l'époque, vont attirer l'attention de la Caisse primaire d'assurance-maladie et de la Mutualité sociale agricole. Une plainte est d'ailleurs déposée. Il lui est reproché de faire payer certaines de ses consultations 40 EUR, au lieu des 20 EUR, de multiplier les consultations pou
r suivre le régime alimentaire de ses patients, de modifier leurs noms en mettant les ayants droit de la carte vitale et enfin, de su
ggérer à ceux-ci d'aller acheter les compléments alimentaires dans le magasin tenu par sa femme
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Le médecin a d'ailleurs fait l'objet d'une poursuite disciplinaire par le conseil de l'ordre.
Une amende de 4.500 EUR requise
Hier, devant le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc, l'avocat de la CPAM, qui s'est constituée en partie civile, a évoqué une attitude déontologique déviante. «Un particulier, fut-il médecin, n'a pas à profiter de la solidarité nationale», a-t-il plaidé. Patrick Lewden, procureur de la République, a requis une amende de 4.500 EUR. Réaction de la défense: «Mon client (absent hier des débats) était séparé de sa femme au moment des faits. De plus, il n'a touché aucuns dividendes de son magasin. Alors, s'il a dépassé les bornes sur le plan déontologique, il n'y a aucune infraction pénale», a plaidé l'avocat de la défense. Jugement le 15octobre
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