13 octobre 2009
Les agents de l'Équipement chargés de l'entretien des routes vont changer d'affectations et peut-être de statut. Ces effets de la décentralisation en inquiètent beaucoup.
En marche depuis des années, la décentralisation des services de l'État se poursuit. Elle inquiète particulièrement les salariés de l'Équipement, et plus encore les 83 agents qui relèvent du parc départemental de la DDEA (Direction départementale de l'équipement et de l'agriculture), au Légué, à Saint-Brieuc. Environ 35d'entre eux participaient, hier, à une journée d'action, sous la forme d'une assemblée générale de la section CGT de l'établissement. Jusqu'à une époque récente, ce service de l'Équipement s'occupait de l'entretien des routes nationales et départementales, voire, à la demande, des routes communales. Depuis 2006, les Dir (Direction interdépartementale des routes) se chargent de l'entretien des axes nationaux, dont beaucoup ont été déclassés et transférés dans les réseaux départementaux. Ce sont les conseils généraux qui entretiennent ces derniers. «Le personnel du parc et son matériel vont être répartis entre le conseil général et la Diro (Direction Interdépartementale des routes Ouest)», explique Jacques Méheut, responsable de la section CGT.
83 ouvriers concernés
«Dès 2006, le conseil général s'est engagé à reprendre 50 personnes, tandis que les 33 autres seront affectées aux antennes locales de la Diro. Ces dispositions vont entrer en application prochainement. Nous voulons savoir qui va où, avec quel matérielet pour faire quoi», résume le syndicaliste. Selon lui, l'affectation du personnel doit suivre celle du matériel, car les postes, très techniques, ne sont pas interchangeables. «Notre directeur ne nous donne aucune information. On nous dit juste de ne pas nous inquiéter, que tout va bien se passer», regrette-t-il. Les syndicalistes restent sceptiques sur la bonne marche du travail et sur la qualité du service public qui sera rendu par cette nouvelle organisation.
Beaucoup à perdre sur le statut
Autre inquiétude: quel sera le statut des salariés transférés? «Les ouvriers d'État des établissements industriels que nous sommes bénéficient d'un calcul de retraite beaucoup plus avantageux que celui des agents des collectivités territoriales. Nous y perdrions 300 à 400 EUR par mois», explique Philippe Le Roux, secrétaire-adjoint. Les représentants des salariés devaient avoir une discussion avec leur directeur, hier après-midi. Ils seront reçus, aujourd'hui, par Claudy Lebreton, président du conseil général.
