6 octobre 2009
Deux mois après sa prise de fonction, Michel Cadot, préfet de Région, effectue un Tro Breiz à la rencontre des élus et responsables professionnels. L'occasion de faire le point sur les dossiers sensibles, comme hier, dans les Côtes-d'Armor.
Algues vertes
«L'opinion attend des réponses claires, courageuses et rapides dans ce domaine», reconnaît Michel Cadot qui annonce que l'État a porté à 400.000 EUR l'enveloppe financière dévolue aux communes et, dans une moindre mesure, aux départements du Finistère et des Côtes-d'Armor. Le préfet de Région a, par ailleurs, confirmé la venue de la mission interministérielle sur les algues vertes dans le département, du 19 au 21octobre. Elle assistera, notamment, aux réunions des deux comités de pilotage de la baie de Lannion et de la baie de Saint-Brieuc, qui se tiendront le 20. Les quatre inspecteurs généraux qui composent cette mission sont principalement chargés de définir un plan de gestion des algues et d'étudier la possibilité de développement d'une filière de traitement. Ses conclusions devraient être rendues au Premier ministre pour le 8décembre.
Énergie
Il y a un mois, on croyait le dossier de la centrale de Ploufragan définitivement enterré, il pourrait bien redevenir d'actualité. S'il n'a pas fait d'annonce allant dans ce sens, Michel Cadot a cependant insisté sur «la nécessité de reprendre le débatsur la situation énergétique en Bretagne». Ce travail, «enjeu des prochaines semaines et des prochains mois», prendra trois directions: économies d'énergie; développement d'énergies renouvelables; création d'une centrale. «On ne peut considérer que ce dossier peut attendre des années. Il faut que le débat soit ouvert et c'est à l'État de prendre ses responsabilités», affirme le préfet de Région.
Prêts aux entreprises
Michel Cadot a également confirmé l'annonce, faite par ChristianEstrosi, ministre de l'Industrie, du déblocage d'un million d'euros pour aider les entreprises du pays de Saint-Brieuc, dans le cadre du Fonds national de revitalisation des territoires (FNRT). Ce programme doit permettre l'octroi de prêts sans garantie aux entreprises créant ou préservant de 10 à 500 emplois, dans les territoires touchés par des restructurations économiques.
Loudéac. Rapport sur les algues vertes. Les agriculteurs chez le député