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Côtes-d'Armor

Plaintel. Échec des négociations à Rocca Ouest

18 juillet 2009

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Hier soir, les trente salariés grévistes de l'entreprise RoccaOuest ont voté la poursuite du blocage de l'usine de fabrication de fenêtres, à Plaintel. Les négociations avec le directeur d'Atlantem, repreneur de l'entreprise, n'ont pas abouti.

Tout s'est joué sur le site de l'usine à Plaintel, au terme d'une discussion entre les salariés grévistes d'un côté et, de l'autre, Bruno Cadudal, directeur général d'Atlantem, avec Dominique Beaufrand, directeur des ressources humaines de VMMatériaux, dont Atlantem est l'une des filiales. Vers 20h, les salariés ont annoncé qu'ils continuaient à bloquer l'usine Rocca Ouest, qui fabrique des fenêtres en PVC.

Première grève depuis 1970

Depuis mercredi, ces trente personnes sont en grève illimitée et bloquent Rocca Ouest, qui doit fermer le 31juillet. Pour la plus grande partie d'entre eux, c'est la première grève à laquelle ils participent. De mémoire de salarié, c'est aussi la première grève à Rocca Ouest depuis son ouverture en 1970. Le 30avril dernier, le tribunal de commerce de Lyon a accepté l'offre de reprise de Vendôme, propriétaire de Rocca Ouest, par Atlantem, spécialisé dans la menuiserie. Le site de Plaintel doit fermer fin juillet et les 70salariés doivent être transférés sur les sites d'Hillion et Noyal-Pontivy (56) d'Atlantem. 31 refusent, parce qu'ils ne veulent pas faire une heure de route matin et soir pour aller à l'usine, parce que les propositions leur semblent trop floues ou ne les satisfont pas. Considérés comme licenciés économiques, les salariés, dont certains ont plusieurs dizaines d'années d'ancienneté, exigent pour tous une prime de 20.000euros. La direction leur propose 2.000euros. Avant de venir sur le site, le directeur général et le DRH de VM Matériaux ont rencontré à Saint-Brieuc une délégation de grévistes. Yann Poirier, un responsable régional CFDT, médiateur de la rencontre, a regretté «l'absence de dialogue social. On a tourné en rond.»

La direction maintient sa position

Bruno Cadudal explique le maintien de sa position: «Les 50personnes non reprises dans notre plan (NDLR: à l'usine Vendôme de Saint-Ouen, Loir-et-Cher, fermée en mai) sont parties avec le minimum prévu par le code du travail et 2.000euros. Ici, nous donnerons 2.000euros, comme aux autres. Nous ne les mettons pas à la porte puisqu'on leur propose du travail.» Il s'est dit «assez affligé que ça se passe comme ça», insistant sur les efforts consentis dans la prise en charge du transport vers Noyal-Pontivy et le maintien des salaires. Dans l'attente de nouvelles propositions de leur direction, les salariés bloquent toujours l'usine, avec 300 menuiseries en attente à l'intérieur, un blocage «illégal», selon Bruno Cadudal.

  • Nicolas Auffray
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