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Photovoltaïque. 25.000 emplois directs menacés en France, 4.000 en Bretagne

12 mai 2011 - 4 réactions

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La filière bretonne traverse une très mauvaise passe depuis la nouvelle donne imposée par l'État en début d'année. Hier, une table ronde réunissait, à Lannion, les acteurs de terrain directement touchés, soutenus par les élus régionaux.

Se serrer les coudes pour ne pas sombrer, et essayer de trouver des solutions: hier, une trentaine de professionnels bretons de la filière, regroupés sous le nom de Sol Ouest, installateurs pour la plupart, étaient réunis en table ronde à l'entreprise Sillia Énergie, à Lannion, elle-même fabricant de panneaux photovoltaïques. «Aujourd'hui, on nous propose de mourir. La question que les professionnels se posent, c'est quand: dans trois mois, six mois?», résumait Bruno Cassin, le PDG de la PME lannionnaise qui compte 70 salariés. La raison de cette grande inquiétude? Les suites de l'«effet moratoire» du gouvernement qui avait gelé les projets photovoltaïques pendant trois mois (du 8décembre 2010 au 8mars 2011), en suspendant l'obligation pour ErDF de racheter l'énergie solaire aux conditions tarifaires en cours. Une mesure jugée plus que brutale par la profession et qui s'est même concrétisée par un décret, le 5mars, fixant un nouveau cadre de régulation du photovoltaïque.

Privilégier les PME et les produits français

Il faut dire qu'avec des prix de rachat extrêmement incitatifs, la filière avait fait bien des petits depuis deux à trois ans. Un coût pour l'État qui a donc fait machine arrière, «désorganisant l'ensemble de la filière», dixit les pros de Sol Ouest, qui, s'ils n'ont pas de pétrole, ont évidemment des idées: privilégier les PME et les produits français, par exemple. Ce qui passe par l'identification de l'origine des matériels et un cadre réglementé des appels d'offres. Car les solutions à trouver sont urgentes. «Aujourd'hui, 25.000 emplois directs sont menacés en France et 4.000 en Bretagne», affirme Bruno Rosec, vice-président de l'association Touche pas à mon panneau solaire (TPAMS) qui compte 4.000 adhérents et a été créée après le moratoire. «Pourtant, nos installateurs comme nos fabricants ont fait de gros efforts pour réduire les coûts des panneaux bretons. Et sans baisse de qualité», poursuit-il. «L'ensemble des acteurs a été impacté par le moratoire», confirme Dominique Ramard, conseiller régional à la commission environnement et délégué à l'énergie. Et de citer l'exemple de la commune de Trégueux qui avait prévu un toit équipé de panneaux photovoltaïques pour son école, une électricité rachetée 0,58EUR le KW/h, aujourd'hui proposée à 0,28 EUR. «En terme d'équilibre financier, il faut tout revoir...». «Avec ce changement radical de politique, l'argent public qui a servi à structurer la filière est grillé au niveau local», constate de son côté Loïg Chesnais-Girard, conseiller régional délégué à l'économie. La Région se veut rassurante et promet d'aider concrètement, rappelant le Pacte électrique breton conclu entre la Région et l'État qui fixe un objectif de 3.600MW de production d'énergie renouvelable d'ici à 2020, dont 400MW issus du photovoltaïque.

Régionalisation les tarifs

Mais tous en sont persuadés:pour relancer la filière, il faut une régionalisation des tarifs. «Sans elle, le différentiel d'ensoleillement rendrait les installations des régions au sud plus intéressantes financièrement et pénaliserait les autres».

  • Marie-Hélène Clam
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4 réactions

  • Bidourig29
    contre-vérité
    Pour essayer d'apporter un regard réaliste et non formaté, je réponds à ces 1ers commentaires. Le photovoltaïque représente un subventionnement ridicules au regard des autres énergies. Régardez bien la répartition de la CSPE avant de dire des bêtises. Le solaire sera un acteur incontournable du futur. L'énergie nucléaire nous a bercé d'illusion depuis des décennies. Nous ne remettons pas en cause son efficacité. Il faut se rendre simplement à l'évidence, elle aussi va coûter de + en + chère. La plupart des pays européens avoisinnent déjà les 20 cts le kwh. quand la facture augmentera, on sera content des efforts fournis par les industriels pour trouver des solutions. Souvenez-vous que le nucléaire a lui bénéficié de subventions à son départ. Aujourd'hui on peut produire de l'énérgie photovoltaïque à 20 cts le kwh en France. Dans 5 ans les énérgies seront au même coût. On en reparlera, car après on va trainer à nos pieds le boulets des ccharges et des risues liés au nucléaire et à son démentellement. Comment, après Fukushima, des bretons peuvent encore sortir un discours si loin des réalités. Imaginez que notre ministre de l'industrie propose d'investir massivement des milliards pour le développement des énergies du futur en Afrique du nord alors qu'ils viennent de tuer la filière Française. Pensons au emploi en France, pensons à nos enfants...
    Ajouté le 12 mai 2011 à 23h12
  • belenus
    Nous n'avons pas
    à payer le rachat de la production photvoltaïque par ERDF sur nos factures, ce qui est pourtant le cas au travers de taxes d'acheminement et autres abus ! De la production solaire oui, mais rachetée au cours de vente par EDF, sans aide de l'Etat ni participation contrainte des consommateurs normaux !
    Ajouté le 12 mai 2011 à 19h27
  • tetounet
    Subventions Agricole,Electrique
    Une nouvelle forme d'assistanat déguisé. Si le Photovoltaique n'est pas rentable sans subventions et rachat éhonté par eRDF?? il faut trouver autre chose pour la bretagne qui ne veut pas de centrale et qui souffre l'hiver. Pas de vent , pas d'éoliennes! Pas de soleil ou trop de soleil pas de Voltaïque! Peut être des vélos ou tapis in dividuels avec dynamo? Pour le Voltai^que il faut consommer soi même son énergie et éventuellement revendre le surplus. Les quotas européens sont atteints c'est dire la rentabilité financière pour l'installateur
    Ajouté le 12 mai 2011 à 09h47
  • code
    oué
    donc à en déduire les gens sont très écolo lorsqu'il y a des avantage derrière belle mentalité
    Ajouté le 12 mai 2011 à 08h38

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