5 novembre 2008
Dernière ligne droite avant le congrès de Reims. Jeudi soir, les militants socialistes des Côtes-d'Armor sont appelés aux urnes afin de départager
les six motions d'orientation.
Au total, ils sont 1.793 inscrits pour ce scrutin qui se déroulera de 17 h à 22 h, dans les 44 sections que compte le département. Un nombre de votants potentiel qui a doublé par rapport à 2005, où le PS des Côtes-d'Armor comptait 800 encartés. De leur participation dépendra aussi le nombre des délégués que le département pourra envoyer à Reims.
À l'heure actuelle, la tendance dominante au sein du PS des Côtes-d'Armor est à la légitimité, puisque c'est la motion Delanoë, soutenue par François Hollande, qui compte le plus de partisans déclarés. Claudy Lebreton, qui en est le porte-parole, annonce 153 signatures, dont celle de Michel Morin, le 1 er secrétaire fédéral. On trouve aussi parmi les défenseurs de cette motion A, intitulée « Clarté, Courage, Créativité », le sénateur Botrel, la députée Oget, et encore Loïc Cauret, le maire de Lamballe, Thierry Burlot, Charles Josselin... Ronan Kerdraon, le nouveau maire de Plérin, jusqu'alors étiqueté « Royaliste », a même récemment rejoint le groupe.
« Les signatures
ne font pas le vote »
La motion E, « Espoir à gauche, fier d'être socialiste » que conduit Vincent Peillon, soutenue par Ségolène Royal, affiche pour l'instant moins de soutiens. « Mais les signatures ne font pas le vote », assurent ses partisans, qui se souviennent qu'en 2006, lors des primaires présidentielles, la candidate avait séduit plus de 66 % des socialistes costarmoricains. Au nombre des supporters de cette motion E, on compte Danièle Bousquet, députée, Pascal Bourquart, Thierry Troël...
La motion D, Aubry-Fabius, enregistre quelques partisans de premier plan : les députés Jean Gaubert et Corine Erhel, la sénatrice Jacqueline Chevé ou encore Claude Saunier.
Si la motion Hamon-Emmanuelli et celle du Pôle écologie disposent aussi de quelques soutiens (Christian Provost, Jean Le Floch pour la première ; Philippe Colas, Gilles Chavin-Collin pour la seconde), Utopia, en revanche ne semble pas avoir de défenseurs dans le département, au point que c'est un socialiste finistérien qui en est le mandataire.
Rendez-vous à Guingamp
Une chose est sûre. Le vote de jeudi s'annonce serré. Le résultat sera sans aucun doute, beaucoup moins tranché que par le passé dans les Côtes-d'Armor, où généralement, une motion écrasait toutes les autres. Ce qui faisait de l'élection du secrétaire départemental une simple formalité. Ici, en fonction des scores, des alliances et des rassemblements seront sans doute nécessaires. Le congrès fédéral de samedi à Guingamp, où devraient émerger les premières candidatures, sera sur ce point des plus révélateur.
21 mai 2012 à 15h00