19 juillet 2008
Même à Rennes, trouver un studio pour un étudiant ne relève plus du parcours du combattant. Dans toutes les villes universitaires bretonnes, l'offre est aujourd'hui suffisante pour répondre à la demande.
A l'agence des Lices, comme dans toutes les agences rennaises spécialisées dans le logement étudiant, le constat est le même : trouver un toit n'est plus aujourd'hui une galère. Etonnant quand on sait qu'il y a encore deux ans fleurissaient dans la presse, des reportages sur ces étudiants qui n'avaient d'autre choix que d'aller sur le camping de Beaulieu.
« Nous avons ce qu'il faut et nous aurons ce qu'il faut pendant tout l'été. Il faut arrêter de dire, qu'à Rennes, on ne peut pas se loger », souligne-t-on dans cette agence.
Comment expliquer ce revirement de situation en un temps si court ? « Il y a eu beaucoup d'investisseurs dans la ville et on a beaucoup rénové ». Conséquence, fini le temps où, dès les résultats du bac connus, les étudiants se précipitaient dans les agences, voire louaient dès le mois de juin. « Aujourd'hui, c'est beaucoup plus échelonné, les étudiants peuvent se permettre d'attendre. Ils savent qu'ils auront quand même quelque chose de bien », observe un agent immobilier. Les étudiants se précipitent d'autant moins que les familles n'ont plus envie de payer un ou deux loyers à vide.
La colocation
a le vent en poupe
Ce comportement attentiste semble encore plus prononcé dans les autres villes universitaires bretonnes. A Brest, Lorient, Vannes et Lannion les étudiants ne se bousculent vraiment pas dans les agences. « C'est assez mou », observe-t-on à l'agence Appéré de Brest. Même constat à l'agence Action : « C'est vraiment très calme, les gens n'ont pas l'air pressés. Ils attendent pour ne pas avoir à payer un loyer en août ».
A Lorient, le son de cloche n'est pas différent : « Pour l'instant, nous avons moins de demandes que les autres années », dit-on à l'Immobilière Plus.
Autre constat quasi unanime : la colocation est de plus en plus pratiquée. Ce qui oblige les propriétaires, souvent réticents, à s'adapter. « Nous avons plus de demandes pour de la colocation que pour de petits logements », explique Julie Segalen, de l'agence brestoise BSI. Une évolution qui ne tiendrait pas tant à la convivialité de la formule qu'à son caractère économique. Les calculs sont vite faits : un trois-pièces à 500-600 , divisé par deux ou trois, c'est moins que le prix d'un studio.
Des prix stables
Question prix, justement, c'est la stabilité qui prévaut cette année. Pas d'augmentation. Dans certaines villes, comme à Vannes, là où les investissements dans le locatif ont été très importants, il y aurait même une légère baisse. C'est en tout cas ce que l'on observe à l'agence Béliard-Schaeffer. Dans cette ville, comme à Brest, Lorient ou Lannion, il faut compter entre 300 et 350 , charges comprises, pour un studio de 20 à 25 m² et 450 pour un T2. Rennes reste bien sûr un peu plus chère : avec les charges, il faut débourser entre 350 et 400 pour un 20 m².
Des montants, il faut le préciser, desquels on peut soustraire les aides accordées par la CAF.
Les aides Caf
Pour calculer votre aide : www.caf.fr/wps/portal/. A noter que l'Allocation d'installation étudiante (Aline) a été supprimée. D'un montant de 300 , elle était versée, depuis la rentrée universitaire 2006-2007, aux étudiants boursiers qui s'installaient dans un nouveau logement et percevaient pour la première fois une aide au logement.
