7 septembre 2009 à 17h57
Un technicien de France Télécom âgé de 53 ans, qui travaillait au centre de Recherche et Développement de Lannion, s'est donné la mort dans la nuit du 29 au 30 août dernier. Les syndicats de France Télécom appellent les salariés à une journée d'action jeudi.
Ce geste pourrait avoir un lien avec des difficultés rencontrées dernièrement dans le cadre professionnel. "La CFDT est intervenue pour deux problèmes que notre collègue a rencontrés dans le cadre de son activité professionnelle", a souligné Christian Wipliez, délégué CFDT.
Selon un représentant de la direction, il existe des tensions dans le fonctionnement de l'entreprise compte tenu de tous les changements technologiques et réglementaires. "Est-ce que dans le cas de Lannion, la tension était plus forte qu'elle ne devait être ? On verra à froid. L'entreprise se sent concernée par ces drames", a-t-il déclaré.
21 cas de suicide
Selon les syndicats, il s'agirait du vingt-et-unième cas de suicide dans l'entreprise en France, depuis février 2008. Fin août, France Télécom avait annoncé l'ouverture de négociations sur le stress au travail.
Des rassemblements sur le thème du "stress au travail" sont prévus jeudi à France Télécom au niveau national alors qu'un Comité national d'hygiène, de sécurité, des conditions de travail se déroulera le même jour en présence d'Olivier Barberot, DRH du groupe France Telecom.
Un suicide à Quimper en juillet
Selon la CGT, un autre agent France Telecom s'est suicidé à Quimper (Finistère) le 30 juillet. Agent de conduite d'activité de l'unité d'intervention Bretagne (UIB), qui traite les plannings des réparations des comptes professionnels, l'homme était confronté selon le syndicat à un manque chronique de personnel dans son équipe. Il avait déclaré "ne pas vouloir reprendre son travail dans les conditions de juin", a précisé le délégué CGT Poste et télécommunications Jean-Jacques Villalon.
