13 octobre 2009
«Vous avez déclaré que vous étiez alcoolisé mais que vous vous sentiez apte à conduire», soupire la juge... Face à elle, un jeune Lannionnais âgé de 22 ans fait profil bas. Dans la nuit de dimanche à lundi, il a été interpellé par la police, qui l'avait repéré au volant de sa voiture à Lannion, alors que le jeune homme est sous le coup d'une annulation du permis de conduire. Au cours de sa virée en automobile, il a percuté une voiture et un lampadaire. Lors de son interpellation, le prévenu était en état d'ivresse (2,36g d'alcool par litre de sang). Le jeune homme a déjà un casier. «Si on regarde votre passé, on voit que vous avez des problèmes avec l'alcool depuis 2005 au moins, s'inquiète la juge. Qu'est-ce qu'on fait maintenant, monsieur? Faut-il attendre que vous écrasiez quelqu'un sur la route?» Le parquet ne lésine pas et requiert de la prison ferme. L'avocat de la défense tente d'humaniser les débats et d'expliquer les raisons «d'une alcoolisation non pas chronique, mais massive et pathologique», sans doute liée «à des fractures passées.» «Il ne faut pas prendre le risque de désociabiliser ce garçon, qui a un travail». Guillaume Le Manchec a été condamné à 24 mois de prison, dont 18 assortis du sursis, avec mise à l'épreuve de deux ans et obligation de soins.
Lorient ville. Écroué pour conduite en état d'ivresse et défaut de permis
Saint-Brieuc ville. Rodéo en état d'ivresse aux abords de la maison d'arrêt