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Bretagne

Langues régionales. Le projet de loi se dessine dans le désordre

7 novembre 2009

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Les 19es Rencontres interrégionales des langues et cultures qui s'achèvent aujourd'hui, à Landerneau, avaient au menu, hier, à Quimper, le projet de loi sur les langues régionales. Jean-Pierre Thomin, chargé de la langue bretonne à la Région, a rappelé que le texte annoncé début 2009 par la ministre de la Culture était toujours en rade. «Début octobre, un conseiller du ministre de l'Éducation nationale, nous a encore dit qu'il n'était au courant de rien, car aucun travail n'était en cours. À leurs yeux, une loi n'est pas utile car des conventions sur l'enseignement bilingue existent déjà entre les collectivités territorialeset l'État». Dans les régions, des députés se sont donc saisi de la possibilité, qu'ils ont depuis peu, de proposer des textes de loi. Le problème est d'afficher un front uni pour une cause transversale qui a ses opposants, à droite comme à gauche. Les élus revendiquent pourtant une approche non partisane. Elle semble encore patiner. Le député du Finistère, Jean-Jacques Urvoas (PS), s'est positionné sur le dossier depuis son élection. Il travaille avec des Quimpérois dont Tangi Louarn, président de Ti ar Vro, à l'écriture d'un texte. «Si nous gardons une focale partisane, nous n'avons aucune chance d'aboutir, prévient-il. Je suis pour un texte qui serait porté par le groupe d'étude des langues de l'Assemblée nationale. Il se réunit le25novembre et décidera ou non de porter un texte».

Frédéric Mitterrand sensibilisé à la question

Hier à Quimper, FrançoiseLouarn, représentante du député ChristianMénard (UMP), a de son côté annoncé qu'un projet de loi était «presque complètement écrit» et qu'il serait «finalisé avant la fin du mois de novembre». «Si le projet a été mis à l'écart un certain temps, c'est à cause du changement de ministre à la Culture. Frédéric Mitterrand n'était sans doute pas très sensible à la question. Ce n'est plus vrai aujourd'hui». «Nous vous demandons de vous mettre d'accord», a conclu David Grosclaude, président de l'Institut d'études occitanes.

  • Ronan Larvor
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